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    J'ai l'honneur de vous annoncer que j'ai mon BTS !! (06/07/2017)

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Hellooow !!! 23/11/2010


Hellooow !!!

 


 
Ohayo Mina-san

            Je vous souhaite la bienvenu sur mon blog , qui sera dédié à des fictions sur les personnages de Naruto. Les fictions sera principalement basées sur le couple de Sasuke / Sakura, donc si vous n'être pas du tout intéressé la petit croix en haut à droite vous attend avec impatience. 
           Je reviens après une longue période où je n'ai strictement rien fait sur ce blog, je reprends tout en main en commençant par le début. Cette fiction est vieille maintenant et j'étais jeune quand je l'ai commencée c'est pourquoi des modifications vont être réalisées. J'espère en tout cas avoir vos impressions sur les différents fiction que je mettrais en ligne.

          
 
Sinon je vous souhaite bonne visite !
 
 

_ Titre : " Ma souffrance "
 
_ Auteur : Aya-chan
 
_ Personnages principaux : Sakura et Sasuke [ *o* ]
 
_ Personnages secondaires : Ino, Kiba, Sai, Shikamaru, Temari, Tenten, Neji, Hinata, Mitsuri, Naruto, Gaara, Karin, L'Akatsuki ... [ y'en a tellement ! ]
 
_ Couples : [ Des couples ... Pleins de couple  ]
 
_ Style : Théatrale
 
_Nombre de saisons : 2 
 
_Nombre de chapitres en ligne : - Saison une = 25 = Terminée
                                                      - Saison deux = 19 = En cours
 
 
 
_ Prologue :
La souffrance fait partie de ma vie et jamais je ne pourrais m'en défaire. Elle en moi depuis maintenant plusieurs années et ne partira jamais. Tout à commencé quand j'avais pas plus de sept ans, quand mes parents se sont fait tuer devant mes jeunes yeux.
Mais à partir de maintenant tout va changer. Je reviens dans ma ville de l'enfer avec mon frère, pour essayer de reconstruire ce qui a été détruit en moi. Je veux changer, je ne veux plus avoir peur, plus jamais mais pour cela je dois revenir sur les lieux tragiques. Plus rien ne pourra m'arrêter pour retrouver le bonheur ...
 
_prologue (saison 2) : Je suis triste tous les jours depuis cette triste journée. Pas un seul jours ne passe sans que je pense à eux, Ceux qui m'on été si chère a cette époque. Bien sur j'en vois encore 3-4 mais pas plus. Ils me manquent ... Bientôt je les reverrais mais eux ne me verrons pas. J'ai décider de me cacher a eux. La raison ? ... j'ai honte de ce que j'ai fais. Partir, comme sa, sans rien dire a personne, j'ai honte de sa ! Heureusement que j'ai mon frère a mes cotés avec ma belle-soeur. Vous êtes étonner ? ... Oui, il s'est trouver une copine. Il était temps faut dire. Enfin, passons, sa vous aller le savoir plus tard. J'ai 23 ans, Je travaille pour l'instant dans une crèche, je ne parle plus beaucoup, même je parle en langage des signe avec ma belle soeur. Qu'est ce que je peut dire d'autre ? ... Ma patronne me trouve extra avec les enfants, quoi d'autre, mon frère est photographe, ma belle-soeur mannequin. Ils se sont rencontrer il a trois ans pendant une seance photo. Après je sais plus quoi dire, ah si une seule chose !
 
Vous aller connaitre beaucoup plus de trucs sur moi,si vous suivez ma suite de l'histoire ;)

 
 
Fiction 2 : a venir surement ...
 
 
 
 
 
 
 
Hellooow !!!

 

Prévenu !! 30/11/2010





Reprise en main ! Les prévenus également ! Tout change !

Pour être prévenu rien de plus simple que de laisser un commentaire !
 
Puisque je suis dans les modifications, c'est le même principe. Si vous voulez être prévenu de la mise en ligne d'un chapitre modifié, laisser un commentaire sur le dernier chapitre qui a subis des modifications !

 
Je vous souhaite une bonne lecture !
 
Puisque cette article sert seulement d'explication je mettrais surement d'autres choses dessus mais il faut que j'y réfléchisses.

Sommaire ! 23/07/2011

 
 
 
               Un petit sommaire pour vous aider et comme on dit "Une aide ne se refuse pas" ! Maintenant que j'ai repris mon blog, je vais faire ce sommaire en fonction des chapitres qui seront déjà modifiés. Pas de panique, je laisse tout de même les autres chapitres en ligne.

Page 1 :

• Hellooow !
Prévenus
• Sommaire !
Chapitre 1 : Un frère et une s½ur complètement déjantés ! (Modifié)
• Chapitre 2 : Des rencontres inattendues ( Modifié)
• Chapitre 3 : De la famille et encore de la famille ! ( Modifié)
• Chapitre 4 : Ami ? (modifié)
Chapitre 5 : l'erreur qu'il ne fallait pas faire... (modifié )
Chapitre 6 : Débuts catastrophiques (modifié)
• Chapitre 7 : M'amuser avec vous ? J'adore ! (modifié)

Page 2 : 

•Chapitre 8 : (En cours de modification...)

Chapitre 1 30/11/2010

Chapitre 1

 
 
 
 
Chapitre I : Un frère et une soeur complètement déjanté !
 
 


          Mon rêve est d'une douceur. Je flotte au-dessus d'un océan de chocolat, ce que j'aime plus que tout dans ce monde...
          Un bruit assourdissant me fait sursauter et ouvrir les yeux d'un coup. Je comprends rapidement que c'est mon frère qui à mit la musique à fond dans la voiture. Je crois que j'ai des envies de meurtre maintenant. Cette journée, déjà bien entamée, commence vraiment mal !

Sakura : Mais tu es malade ! Je dormais là !
... : Bah quoi faut bien que je m'occupe en conduisant
Sakura : -soupire- Sasori putain ! J'étais en train de faire un beau rêve !
Sasori : Bah tant pis de toute façon dans 15 minutes on est arrivé -grand sourire-

          Qui m'a donné un frère comme ça ... Je constate qu'en plus de ça il a raison, j'aperçois le panneau de la ville. Il était temps qu'on arrive, je n'en peux plus ... Pourtant je n'ai pas envie d'y aller. Des mauvais souvenirs me hantent tous les jours.

Sakura : Tu crois que dans notre nouveau lycée il y aura beaucoup de garçons ?
Sasori : Comme dans tout lycée...Mais ne T'inquiète pas Sakura... Je serais tout le temps avec toi ils te feront rien, compris ?
Sakura : Mais ...
Sasori : Ecoute. Je serais avec tout quasiment tout le temps, nous sommes dans la même classe après tout.
Sakura : D'accord -regarde dans le vide-
Sasori : Je leur casse la tête sinon quoi que ... je pense que tu sauras peut être les remettre à leur place sans moi. Tu sais avec tes machins là ...  

          Je commence à rire et je suis vite suivie par Sasori. Malgré tout ce que je peux dire sur lui, c'est un frère en or ! Il toujours été là dans les moments les plus durs. Son comportement peut parfois laisser à désirer, je me moquerais toujours de ses cheveux rouge et lui des miens, je m'énerverais souvent après lui mais malgré tout ça je l'aime beaucoup et il le sait. Il me fait oublier ma douleur, ma tristesse et il s'occupe de moi tout le temps.

          Nous arrivons enfin dans notre ville, qui porte le nom de Konoha. Nous habitions ici quand nous étions petits. Je me souviens que c'est une ville calme, idéal pour les promenades dans les nombreux parcs, les magasins donnent du rêve pour toutes les filles et les animations ont une grande réputation. Je ne me souviens pas de tout et je ne préfère ne pas me souvenir de tout. Mon enfance n'est pas des plus joyeuses, malheureusement...

          Mon frère se décide enfin de s'arrêter devant une grande maison aux murs blancs et aux tuiles noires. Je pensais qu'elle était vendue ... Le quartier est plutôt bourgeois avec ses trottoirs propre et complétement pavés. Les maisons s'alignent de chaque côté, toutes plus belles les unes que les autres.
Je sais à qui est cette maison. Notre ancienne maison, là où on vivait en famille avec mes parents. Mes larmes me montent aux yeux. Je n'arrive pas à oublier le désastre qu'a été mon enfance.


Sakura : Je pensais pourtant qu'elle était vendue ...
Sasori : -Triste- Ecoute, je ne voulais pas te faire de la peine. Je ne peux pas t'expliquer pourquoi mais j'avais besoin de revenir vivre ici. C'est notre maison ... Je serais là -sourire triste-  je t'aiderais à ne pas penser à ça ! Si tu veux je demanderais à Kakashi de venir habiter avec nous pour nous aider, hein?
Sakura : Oui -sourire triste-  Mais Kakashi sait que l'on est là ?
Sasori : -se tape le front- Putain ! Je savais que j'avais oublié quelque chose !
Sakura : Purée ! T'es vraiment con.
Sasori : Ne m'enfonce pas plus s'te plais.

          Il n'avait qu'une seule chose à penser en partant ! Mais non, il a oublié. C'est possible de vendre son frère ? Je le regarde tourner en rond sur le chemin de gravier blanc de la propriété, paniqué.

Sakura : Bon, t'a terminé Salamèche ? C'est pas bien grave.
Sasori : Ferme-là Rondoudou !
Sakura : -regard noir- Répète !
Sasori : Ah! euh... -détourne le regard- Saku tu sais que ...que tu fais plutôt peur comme ça ...
Sakura : Excuse-toi, tout de suite ! - le même regard-
Sasori : Ô Grande Sakura! Je vous demande pardon ! Ô ma grande reine!

          J'ai envie de me pendre ! Je ne suis pas sûr d'arriver à le vendre. Il arrive à me faire rire même si le moment n'est pas à la joie. Il arrive à me faire rire sans faire beaucoup d'efforts.

          Mon grand-frère, Kakashi, ne nous as pas suivis quand nous avons été pris en charge après la mort de mes parents. Malgré toute la tristesse que l'on a ressentie lors de notre séparation, nous ne pouvions pas lui en vouloir. Il voulait rester pour ses études dans un endroit qu'il connaissait mais aussi pour ses amis qui l'on continuellement soutenu. Nous avons gardé contact par téléphone et nous nous voyons pour les grandes occasions mais elles se font rares ces occasions.

          Je sais d'avance que revenir ici, ne me fera pas que du bien, les souvenirs vont revenir. J'ai quand même pris une décision, je ne me laisserais plus faire, je me vengerais de tous ceux qui me feront du mal. Je veux changer, prendre un nouveau départ. Ma timidité doit partir dans cette nouvelle vie que je vais créer comme je le souhaite. J'aurais mes frères pour me soutenir, je le sais. Ils seront toujours là pour moi.

          Je me décide de monter les trois marches qui conduisent à la porte double battant sculptée dans du bois solide. Rien n'a changé, rien n'a bougé. Beaucoup de poussière et des meubles recouverts de draps blancs. C'est ici que nous avons passé nos jeunes années avec nos parents. C'est aussi ici que je les ai vus se faire assassiner. Ce soir-là, Sasori et Kakashi étaient parti chez des amis, moi je voulais rester avec mes parents. Moi et Sasori n'avions que 7 ans et Kakashi, 15. C'était peut-être mon destin d'assister à ce massacre.

          Les souvenirs sont trop durs à porter, c'est tellement dur de revenir ici dans ce salon au carrelage blanc et aux murs gris et blanc. Tout est sobre et simplement beau à regarder.

Sakura : Je ne me souvenais pas de la déco, c'est vraiment beau même avec toute cette poussière.
Sasori : C'est normal t'a un cerveau pas plus gros qu'un pois chiche
Sakura : T'est pareil. Tu veux que je te rappel qui tu as oublié d'appeler ?
Sasori : Mouais, pas sur sa ! Bon il est quelle heure ?
Sakura : euh ...19 h 30 ! Déjà ?
Sasori : Ouais en plus il y a cours demain -sourit-
Sakura : Parce que toi t'a envie d'aller en cours ? Laisse-moi rire.
Sasori : Bah ouais pour foutre le bordel
Sakura : ah ouais pas bête !
Sasori : Bah ouais attend -énorme sourire - Je suis le grand big boss de la terre, le plus beau gosse du monde ....  
Sakura : Ouais bah ça je ne suis pas sûr

          Je rigole encore une fois devant le spectacle de connerie qu'il m'expose. Rien à faire, même dans un lieu si tragique il arrive à me faire tout oublier. Pourvu que ça dure dans le temps...
 
Sasori : Tu sais que tu m'énerve ? En plus tu as tout cassé mon délire la !
Sakura : Oh que oui t'inquiète -lui tire la langue-
Sasori : Bon tu fais à manger puisque c'est comme ça !
Sakura : Ah non ! Je n'ai pas envie.
Sasori : On se commande des pizzas ?
Sakura : Ok mais c'est toi qui appelle.
Sasori : Pourquoi c'est toujours moi ?
Sakura : parce que c'est toi qui a eu l'idée nah !

          Je lui tire la langue avant de monter les escaliers en bois en face de la porte d'entrée pour aller voir les chambres.  Dans mes souvenirs, ma chambre est censée être la porte de droite. J'entre dans une chambre de petite fille, dans ma chambre de petite fille. Des murs roses pales, des peluches, des poupées, des posters de dessins animés, tout le nécessaire d'une petite fille de sept ans. L'avantage, c'est que déjà à cet âge-là j'avais droit à un grand lit double.  

          Je commence par tout nettoyer et mettre de nouveau drap sur mon lit, j'arrache les posters et je mets en carton tout ce qui ne me servira plus dans ma vie de maintenant. Nous avons emporté avec nous que plusieurs valises avec nos vêtements nos petits objets personnels que l'on descendra plus tard. Pour le moment, le plus important c'est d'enlever cette épaisse couche de poussière. Ce n'est pas agréable de dormir et de se laver dans des lieux sales, c'est loin d'être hygiénique. La maison est tellement grande que l'on n'arrivera pas à tout faire ce soir.

          De plus, il faut penser que demain c'est notre rentrée dans notre nouveau lycée. La peur me tord le ventre rien que d'y penser. Comment va se passer cette première journée ?  Je n'ai aucune confiance aux personnes que je ne connais pas. Même si j'ai décidé de changer, je sais que je ne pourrais pas le faire d'un coup.

          Malgré ma peur, ma faim me rattrape. La nuit est déjà bien avancée et nous n'avons toujours pas mangé. Je ne sais même pas pourquoi le livreur n'est toujours pas arrivé. Ils ne sont pas censés être rapide ?

 
DING DONG

 
Quand l'on parle du loup ! J'ai tellement faim que je pourrais manger mon propre frère ! Je cours jusqu'à l'escalier et là c'est la catastrophe.

 
BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BOUM !!!

 
          Dans ma précipitation j'ai descendu l'escalier de la mauvaise manière. J'aurais pu me faire très mal mais mon frère aussi stupide qu'il l'est s'est mis à rigoler juste à côté de mot après avoir lui-même descendu les marches tranquillement. Quel frère indigne quand il s'y met... Je me relève rapidement en évaluant les dégâts, je n'ai rien de cassé, heureusement d'ailleurs, surement quelques bleus mais rien de méchant.

          Je lui lance un regard noir avant de me diriger lentement vers la porte en me tenant le dos.

Sasori : Je crois que c'est la meilleure gamelle que tu es pu me donner jusque-là –rit-
Sakura : Tu vas arrêter de rire ... Ce n'est pas drôle et puis j'ai très faim !
Sasori : Tu devrais faire plus attention c'est tout  -rit toujours-
Sakura : Ouais mais c'était pour une bonne cause. Les pizzas !
Sasori : -pars dans le salon complètement désespéré- Je sais qu'elle a la tête dur mais un jour ça va lui apporter des ennuis ...

          Le fait de penser à ma future nourriture, j'ouvre d'un coup la porte avec un grand sourire. Je vois la personne sursauter. Une jeune-femme brune se retrouve devant moi avec les deux boites de pizza dans les mains. Je lui fais mon plus beau sourire en la saluant, pourtant je suis choquée qu'une femme fasse se travail. Généralement, on retrouve plus d'homme.

Sakura : Je ne savais pas que les femmes faisaient ce métier
Livreuse : Bah oui il n'y a pas que les hommes, vous savez... et puis souvent c'est du travail temporaire
Sakura : Vous avez raison et je suis bien contente que ce soit vous !
Livreuse : Euh ... D'accord. Tenez vos pizzas.

          Je salive déjà rien qu'en imaginant leur contenu. Je lui prends les pizzas en la remerciant et lui demande combien je dois lui donner.

Livreuse : C'est pour un total de dix-huit euros et soixante-dix centimes.
Sakura : Tenez et gardez la monnaie !
Livreuse : Je vous remercie.
Sakura : Bon courage pour la suite.

          Je lui rends son sourire avant de refermer la porte. Je me retourne vers le salon où Sasori a enlevé la plupart des draps blancs. Au moins nous ne mangerons pas dans la saleté. Heureusement, il n'a pas oublié d'appeler hier soir pour remettre l'électricité dans la maison, c'est pour ça que je me retrouve devant une série des plus mauvaise. Je lui tends ça boite de pizza.

Sakura : Chaud devant ! Celle-ci c'est la tienne –sourit-
Sasori : Cool ! J'ai super faim ! –Bave-
Sakura : Vite, vite ! Où sont mes bouées ! Il y a trop de bave ! SOS ! 
Sasori : Là où je n'irais pas les chercher, si tu vois ce que je veux dire –sourit-
Sakura : Ah... ah... ah... très drôle ! J'suis morte de rire la... Bon, je n'ai pas que ça à faire, ma super pizza ne m'attendra pas éternellement !

          J'engloutis une part à toute vitesse en regardant la stupide série. Nous mangeons calmement devant la télévision sans faire d'histoire, sans rire, juste à se contenter de ce que l'on a. Demain s'annonce être une journée mouvementé même si c'est une journée de cours. Des nouveaux visages, une nouvelle école et surtout une nouvelle vie qui vient de commencer. Je pense quand même m'amuser, qu'on je suis avec mon frère tout peut devenir un gros bordel et ça j'aime beaucoup. Je vais me créer une nouvelle image qui me ressemble plus que celle que j'avais avant de quitter mon autre ville.  

          J'ai enfin envie de rire tout le temps, ressentir des émotions, être toujours plus forte dans chaque situation et surtout préparer ma vengeance. Je me souviendrais toujours de son visage et je lui ferais payer pour la douleur que je supporte depuis mes sept ans. Les gens n'ont qu'à bien se tenir face à moi.

          Sentant mes paupières se faire lourdes, j'embrasse mon frère avant de monter me coucher dans mon lit aux draps fraichement lavés. J'ai hâte sans avoir hâte d'être demain. Je ne réfléchis plus à rien, je sombre lentement dans le sommeil qui malheureusement se fera de courte durée.


 
 
 
 

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 Après mûrs réflexions et beaucoup d'aide de la part de Backtoback (vous pouvez le remercier par la même occasion)

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, j'ai décidé après tout ce temps de reprendre cette fiction. Pour cela, je ne peux malheureusement pas sortir tout de suite le prochain chapitre. Je me suis donc lancée dans la relecture de ma fiction !
 
Cependant, j'ai créé cette fiction quand j'avais ... 14 ou 15 ans, je ne sais plus trop, donc comment vous dire que maintenant du haut de met 20 ans le style d'écriture, les vannes à deux noises et tout les autres trucs dans ce style, ne me correspondent plus vraiment. C'est pourquoi, j'ai fais quelques -BEAUCOUP- de modifications. 
 
J'espère donc que ce nouveau chapitre vous aura plu ! Dite-le moi en commentaire !
 
En ce qui concerne la suite des modifications, elles sont déjà en cours de préparation pas de panique.
 
Je vous souhaite une bonne journée, soirée !
 

Chapitre 2 02/12/2010


 
 
Chapitre II : Des rencontres inattendues 
 
 
 




          Un bruit affreux me réveille. Je me tourne sous ma couette et risque un ½il par-dessus. Mon réveil fait un bruit horrible ... Je grogne de mécontentement avant de le prendre et de le jeter dans le mur le plus proche. La prochaine fois j'en prendrais un avec la possibilité de changer la sonnerie. Quelque chose de plus calme, beaucoup plus calme.

          Le soleil inonde ma chambre. J'ai complètement oublié de fermer les volets hier soir. Mon réveil fait encore quelques bruits bizarre ce qui me fait rire doucement. Je suis au chaud et je comptais bien y rester jusqu'au moment où je me souviens dans quel lit je me trouve et quelle journée on est. Dans un sursaut, j'enlève ma couette et m'assois au bord du lit.

          C'est la rentrée et je ne sais pas quelle heure il est. Pourtant Sasori rentre dans ma chambre déjà prêt à partir. Aurais-je mis mon réveil à la mauvaise heure ?

Sasori : C'était quoi le bruit que j'ai entendu ?
Sakura : Mon réveil qui a fait un vol plané.
Sasori : Ce n'est pas vrai ! Pas encore un ! On ne va pas faire que ça d'en racheter !
Sakura : Tu ne peux pas comprendre, tu n'as pas entendu son horrible sonnerie.
Sasori : -se passe une main sur le visage- Mais qui m'a donné une s½ur comme ça ?
Sakura : T'es au courant que je suis présente quand tu dis ça ?
Sasori : -Sourit- C'est bien pour ça que je le dis, sinon qui m'entendrait ?

          Je souris en me levant. Je m'étire, ramasse les débris de mon réveil et embrasse mon frère en signe de « bonjour ». Je descends les escaliers, en faisant bien attention cette fois-ci, pour me diriger vers la cuisine. On a rien dans le frigidaire, rien dans les placards à part des assiettes, des verres, des tasses, des casseroles et tout le reste pour faire de bons repas. Or, sans nourriture c'est assez difficile de « faire » un bon repas.

          Je me tourne vers Sasori, qui m'a suivis, avec un l'aire le plus désespéré sur le visage. Qu'est-ce qu'on va manger de si bon matin ? Il me regarde en souriant avant de me tendre un pomme qu'il vient de prendre dans un sac prêt de l'entrée.

Sakura : C'est tout ce qu'on a ?
Sasori : Oui, malheureusement.
Sakura : Il faudra penser à faire des courses ce soir avant de rentrer.
Sasori : J'y ai pensé figure-toi.
Sakura : -sourit- Pour une fois que tu penses à quelque chose.
Sasori : Oh ça va ! Et puis ce n'est pas moi qui vais arriver en retard...
Sakura : Quoi ? Mais il est quelle heure ?
Sasori : Huit heures moins le quart et nous commençons à huit heures, donc magne-toi un peu !  

          Mais ce n'est pas vrai ! Il n'a pas fait ça quand même ! Il ne m'a même pas réveillé alors qu'il sait très bien qu'il reste peu de temps. Même si je ne suis pas passionnée par le fait d'aller au lycée, je ne veux tout de même pas arriver en retard et me faire remarquer dès la première journée.

Sakura : Tu ne crois pas que tu aurais pu me réveiller ?
Sasori : Non parce que j'ai une bonne nouvelle !
Sakura : et c'est quoi cette bonne nouvelle ?
Sasori : Nos motos sont arrivées ce matin !
Sakura : Non ce n'est pas vrai !

          Je cours presque jusqu'à la porte en souriant, pour l'ouvrir et regarder à l'extérieur. Oh je rêve ! Mon bébé est arrivé ! Je comprends mieux pourquoi il était debout avant moi, ce n'est pas dans son habitude d'être un lève-tôt.  Je ne vais donc pas être en retard ce matin !

Sakura : Mais elles ne devaient pas que jeudi ?
Sasori : Ils ont eu des désistements, et leur planning leur a laissé de la place pour nous.
Sakura : Le rêve !
Sasori : Bon par contre si tu ne te dépêche pas, moi je ne t'attends pas.
 
Je file sous la douche le plus rapidement possible puis me maquille rapidement soit du mascara et de l'eye liner. Je ne prends même pas le temps sécher mes longs cheveux roses, je les tresse simplement. Un slim noir et un débardeur suffiront pour cette journée qui s'annonce chaude. Je prends mon sac à dos que j'ai pensé à remplir hier soir avant de me coucher ainsi que ma veste en cuir noir et je descends à toute vitesse retrouver mon frère dans le salon.
 
Sasori : Il était temps ! Il nous reste que cinq minutes avant le début des cours !
 
          Je râle et lui prend mon casque noir et mes clefs des mains. Je n'aurais pas été en retard s'il m'avait réveillé ! Et puis ce réveil sert à quoi s'il n'est même pas fichu de me réveiller à leur que je veux ?

          Je mets mon casque et j'enjambe ma sublime moto entièrement noire. Sasori m'imite après avoir fermé la porte à clef. Il passe devant pour me montrer le chemin, ce qui ne dure pas longtemps puisque ça se finis en course dans les rues déserte de si bon matin.  J'aime la vitesse qu'elle me procure, ce moment de liberté, mes cheveux dans le vent, le soleil qui réchauffe ma veste en cuir. Les voiture se font plus nombreuses plus on approche de notre école, nous ralentissons un peu mais la sensation de bien-être nous fait slalomer entre les différents voitures.

          Je sais que c'est dangereux, on nous répète assez régulièrement qu'il y a beaucoup d'accident. Ces gens qui disent ce genre de chose n'ont simplement pas eu le bonheur d'être sur une moto... C'est indescriptible !

          Le portail en vue, je freine d'un seul coup en faisant un beau dérapage devant un groupe de très jeunes filles, surement des secondes. En vue de leur tête effrayée, je pense que j'y suis allé un peu trop rapidement à leur goût. Mon frère fait la même chose quelques secondes plus tard.  Je sens le regard de tout le monde sur nous mais pour l'instant je m'en contre-fiche, l'adrénaline est encore dans mon corps et je n'ai qu'une envie c'est retourner faire une course.

          Je tape dans la main de mon frère en rigolant en me vantant d'avoir une fois de plus gagné contre lui. 
 
Sasori : Tu gagnes mais tu prends trop de risque avec les voitures.
Sakura : Que veux-tu ? J'aime gagner !
 
          Nous enlevons chacun notre casque en riant. La journée commence bien et je vais faire en sorte que ce soit le cas jusqu'à ce qu'on soit rentré dans notre maison ce soir.  Les gens autour de nous murmure, j'entends même «  C'est une fille ! ». Je les ignore. Mais je vois quelqu'un que j'apprécie énormément, la directrice, ou plutôt notre tante Tsunade, approché en se frayant un chemin dans l'attroupement qui s'est formé autour de nous.

          Cette belle blonde à forte poitrine est la s½ur de ma mère. C'est elle qui a pris en charge Kakashi pour qu'il puisse rester dans cette ville. Nous nous sommes partis chez nos grands-parents paternels. Compliquer cette famille, mais pour faire simple ce sont eux qui nous ont élevé après la mort de nos parents.
 
Tsunade : J'aurais dû m'en douter que c'était vous –nonchalante-
Sakura : Salut Tatie !
Sasori : Tu n'es pas contente de nous voir ? –Grand sourire-
Tsunade : Bien sûr que si, mais je ne vous changerais pas tous les deux. –sourit- Je vous laisse ranger vos véhicules et aller rapidement en classe
Sakura : Tu peux compter sur nous !

          Toujours pas changé cette tatie ! Toujours aussi cool avec nous. Je dois avouer que ça m'arrange bien que ce soit elle la directrice de ce lycée... Pas que je compte faire pas mal de bêtises et qu'elle nous allège la sentence mais c'est juste bon de connaître quelqu'un dans l'établissement.

          Nous nous dirigeons vers le parking. Sasori est même obligé de leur demander s'ils ont un problème afin que l'on ait de l'espace pour passer. C'est gênant au bout d'un moment d'être fixé sans arrêt par des personnes que l'on ne connaît absolument pas. Après avoir traversé l'immense cours où l'on peut distinguer un nombre incalculable de banc, d'espaces verts et d'arbres, nous essayons de trouver l'accueil pour connaître notre salle de cours. Mauvaises nouvelles de la journée ? La petite dame vient de nous donner la salle, jusque-là pas de problème, sauf que l'on s'est vite rendu compte que c'était au troisième étage. La seconde :
 
Sasori : Eh merde je suis dans ta classe !
Sakura : Bah merci c'est sympas
Sasori : De rien p'tite s½ur, c'est toujours un plaisir -grand sourire-
Sakura : Attends écoute !
 
          Je le laisse tendre l'oreille.
 
Sasori : Je n'entends rien
Sakura : Tu es sûr ? Moi j'entends le bonheur de ne plus entendre le son de ta voix !
Sasori : Vas te faire foutre !
 
          Trois étages plus haut, les jambes mortes et complètement essoufflé nous arrivons finalement devant la classe en même que la sonnerie.

Sakura : Oh non ! La même sonnerie que mon réveil !
Sasori : -soupire- On s'en fout.
Sakura : Tu t'en fous peut être mais moi pas, et puis déjà j'ai le droit de me parler à moi-même.
 
          Un attroupement est formé devant la porte de la classe où on est censé étudier. Nous nous mettons à l'écart en attendant que le prof daigne arriver. Suite au brouhaha qui se forme, le professeur de la classe d'en fasse nous ouvre la porte en nous ordonnant de nous taire. Toujours le même bla bla «  Vous êtes en terminal, ce n'est pas normal que l'on soit obligé de vous répéter de vous taire ! » et encore du bla bla dans le même style.

          Enfin à l'intérieur, nous nous installons au fond à droit près de la fenêtre. Les tables nous le choix d'être par deux. Un éternel tableau blanc en face avec le bureau du prof. Les minutes passent et le prof n'est toujours pas en vue. Génial ! J'aurais pu prendre mon temps ce matin. En attendant j'observe les personnes de la classe. Beaucoup trop de garçons ... Je n'aime pas ça. Mais on peut vite remarquer que chaque personne à sa propre personnalité et que l'on n'est pas les seuls avec Sasori à avoir des cheveux de couleurs. Les notre sont naturelles les leurs ... j'ai quelques doutes. Mais ce que je peux en dire c'est nous sommes une trentaine à peine et où on peut compter que les trois-quarts sont des garçons.

Sakura : Saso ... tu ne trouves pas qu'il y a beaucoup de gars ?
Sasori : T'inquiète pas, j'suis là. -sourire rassurant-
Sakura : Encore une chance, toi qui voulait pas être dans ma classe.
Sasori : Roh aller arrête de faire cette tête ! Et puis c'était pour déconner !
Sakura : Mouais -mini sourire-
Sasori : C'est déjà mieux -sourit-
 
          Une fille blonde attaché en quatre couettes s'approche de nous avec un sourire. Déjà plus rassurant comme approche.

          Une fille s'approche vers moi, elle a les cheveux blond attachés en quatre couettes et ses yeux sont vert sapin brillant. Pas trop commun comme coiffure mais ça lui donne un style bien à elle et je la respecte pour ça. Elle a du courage, ça se voit.

... : Salut ! Moi c'est Temari -souris-
Sasori : Salut ma belle ! -bave-
Sakura : Ta gueule poisson rouge ! -lui met un coup de poing dans la tête-
Temari : Bravo ! –Rit-
Sakura : Merci, merci !  Moi, c'est Sakura -sourit-
Temari : Ok ! Je sens que l'on va devenir de grande amie toute les deux parce que je fais exactement la même chose avec mon frère quand il m'énerve. -rit- Tu veux que j'te présente mes amis tout à l'heure ?
Sakura : Oui pourquoi pas ! Ça pourrait être sympa.
 
          Tant que ce n'est que des filles moi ça me va. Mais est-ce qu'il y aura que des filles ? Tel est la question ! Elle à l'aire vraiment gentille, je pense que je pourrais me lié d'amitié avec elle. Un regard vers Sasori me montre qu'il m'encourage à avoir ce genre de conversation et à me faire des amies.
 
Sasori :Je pourrais venir moi ?
Sakura : Même pas en rêve !
Sasori : Roh ce n'est vraiment pas juste...
Temari : -rit- Vous êtes trop marrant tous les deux.
... : Melle Temari à votre place s'il vous plaît
Temari : Bien sur Kakashi
Kakashi : bien ! -micro smiley-
 
          Je mets plusieurs minutes à reprendre mes esprits. Je ne pensais pas qu'il travaillait dans cet établissement. Bien sûr, je savais qu'il était devenu prof, mais certainement pas ici, là où il a fait lui-même ses études. Je pense que Tsunade y est pour quelque. Je n'en reviens pas qu'il soit ici. La joie monte de plus en plus en moi et que je me précipite sur Monsieur le professeur pour lui sauter littéralement dessus.

Sakura : Kashouuu !
Sasori : -Cris- Putain Sakura tu fais chier ! Discrétion tu connaît ?
Sakura : Quoi ? Qu'est-ce que tu as Magicarpe ? –regard noir-
Sasori : Comment tu m'as appelé Rondoudou ?
Sakura : Vas te faire foutre !
Sasori : Je vais te tuer !
Kakashi : Eh ! La ferme les jumeaux !
 
           Rien que le son de sa voix, nous stop. C'est notre petite façon de nous amuser et de se dire qu'on s'aime, rien de plus. Il est donc facile de nous arrêter quand on commence. Nous nous retournons face à lui en souriant.

Sakura / Sasori : Il fallait juste le demander
Kakashi : Et puis d'abord qu'est-ce que vous faites là ?
 
          En souriant, il nous prend tous les deux dans ses bras et nous sert fort. Je suis heureuse de le retrouver, je le sers dans mes bras en retour. J'espère qu'il pourra revenir à la maison avec nous, je serais encore plus heureuse. Les larmes me montent aux yeux et j'essaye de les retenir comme je le peux mais c'est tellement bon de revoir son grand-frère... Il nous chuchote à l'oreille qu'il est content de nous revoir avec de nous lâcher.

          J'entends des murmures dans mon dos. Je les ignore et me concentre essentiellement sur mon frère.
 
Kakashi : Pourquoi vous êtes dans cette classe ? Pourquoi vous êtes ici ?
Sasori : Longue histoire !
Sakura : Pas si longue que ça, on te racontera plus tard. Normalement tu aurais dû être prévenu mais cet idiot, ici présent,  a oublié quand nous sommes partis hier matin.
Kakashi : Je vois, toujours tête en l'air.
Sakura : Toujours. Alors tu es prof ici ?
Kakashi : Oui, c'est ma troisième année.
Sasori : Tu as eu ce que tu voulais, on est content pour toi !
Sakura : Enormément !
Kakashi : -sourit- Merci. Allez à votre place maintenant, j'ai un cours à faire.  
 
          Au même moment la sonnerie retentie. Je n'entends pas les personnes derrière nous bouger, je ne comprends pas bien pourquoi, l'heure est finis, non ? Elles veulent peut être la suite de notre conversation ? Pourtant il n'y a rien de bien merveilleux à entendre. Que des choses banales. Je commence à retourner à ma place pour ranger mes affaires.   

Kakashi : Qu'est-ce que tu fais, petite s½ur ?

          Les murmures s'intensifient encore plus à l'écoute de cette bombe à retardement qu'il vient de balancer devant tout le monde. Je me retourne et jette un coup d'½il rapide à l'ensemble de la classe. Pratiquement tout le monde est choqué par cette nouvelle. Je ne comprends pas vraiment, ce n'est pas non plus comme si c'était la nouvelle du siècle. Enfin, en y réfléchissant pour eux c'est le cas.

Kakashi : Tu comptes partir où comme ça ?
Sakura : Le cours est fini non ?
Kakashi : Non, tu as deux heures de cours avec moi
Sakura : Oh non ...  
Kakashi : Assied-toi maintenant –sourit-
Sakura : Même pas un câlin pour nos retrouvailles ?
Kakashi : Sakura, on est en cours là.
Sakura : Et alors ? Tu es bien arrivé en retard.
Sasori : Fais pas chier et viens t'asseoir !
 
          Je râle un moment avant de m'asseoir à ma place. Je croise mes bras sur la table et pose ma tête dessus dans le but de leur montrer que je boude comme une gamine.

Kakashi : Bonjour à tous. Vous savez déjà tous qui je suis, donc pas la peine que je me présente. En revanche, il y en a deux parmi nous qui sont nouveaux et qui vont le faire
Sakura : Oh non Kakashi, tout mais pas ça !
Sasori : Aller ça ne va pas te tuer.
 
          Sasori tente de me tire par le bras pour que je le suive mais dans un dernier espoir je m'accroche à la table. Bien sûr mon cher frère n'est pas du même avis. La table vient avec nous dans un bruit assourdissant. Je lâche finalement le bureau pour ne pas faire plus longtemps souffrir mes tympans. C'est comme ça que je retrouve une seconde fois au tableau devant tout le monde.

Sasori : Bon et bien, moi c'est Sasori Haruno, je viens d'avoir mes 18 ans. J'espère que je plais aux filles -clin d'½il-
 
          Deux filles se mettent à glousser devant sa remarque. Génial !  Rien de mieux que de retrouver des filles à la maison après que mon frère les ait ... comment dire ... « essayées ». On peut dire ça comme ça. Je me présente donc à mon tour, rien de bien emballant jusqu'à ce que je remarque que certain garçon me regarde de la tête aux pieds. Mon premier réflexe est d'attraper le bras de mon frère.   

Sasori : Je préfère prévenir que le premier qui touche à ma s½ur se fera décapité par mes soins
Kakashi : Je ne serais pas bien loin non plus
 
          Je les vois jeter un regard à l'ensemble des garçons de cette classe avant que Sasori ne me prenne la main pour m'amener à ma place. Le bureau remis en place, je laisse un soupire passer mes lèvres. Jamais je ne pourrais les remercier pour tout ce qu'ils font pour moi.  Je suis paralysée quand je remarque qu'un mec me regarde de façon à ce que je comprenne ses pensées. Je ne peux plus rien faire. Heureusement, je ne reste pas bien longtemps loin de mon frère. Il sait tout de suite quand quelque chose ne va pas, c'est comme si on était relié. Je ne sais pas si c'est parce qu'on est jumeau mais un vrai lien nous relis.

          Kakashi nous distribues tous les papiers qu'il faut, l'emploi du temps, la liste des profs et encore pleins de trucs comme ça. Il fait également le blabla habituel de tout prof qui se respect pour la journée de la rentrée. Je me laisse emporter dans le sommeil, je ne sais plus vraiment à quel moment mais je sais qu'il me manque des heures de sommeil. C'est alors la sonnerie qui me réveille en sursaut. J'entends Sasori ricaner un moment avant de se lever. C'est la pause avant le prochain cours ... Cette journée est longue !

          La blonde de tout à l'heure s'approche alors de moi avec trois autres filles pendant que je rangeais mes affaires dans mon sac. A la gauche de Temari, une autre blonde se présente devant moi avec un grand sourire. On peut voir dans ses yeux toute la gaieté qu'elle a en elle, des yeux bleus magnifiques. A sa droite, une jolie fille aux cheveux châtain attaché en deux chignons, aussi petite que moi et avec un sourire rassurant. Pour finir, une petite brune aux yeux étrange, vraiment très étrange. Est-elle aveugle ? Je ne pense pas puisqu'elle me regarde et me fait un petit geste timide pour me saluer. Elles sont toutes très jolie. Je suis bien contente que Sasori soit parti un peu avant moi sinon il leur aurait faire son petit numéro de charme ridicule.  

Temari : Salut, je viens te présenter mes amies –Sourit-  
Sakura : D'accord –sourit-
Témari : Donc, devant toi tu as Ino, Tenten et Hinata.
Sakura : Ravie de faire votre connaissance.
Tenten : Pareil ! C'est assez rare que l'on ait des nouveaux dans cette école.
Sakura : C'est vrai ?
Ino : C'est une petite ville tu sais.
Hinata : Je ne voudrais pas déranger les présentations, mais ... les garçons attendent dans la cours.
Temari : Oh oui c'est vrai, je les avais oubliés !
           
            A l'entente du mot « garçon » je me fige comme une statue. Moi qui espérait qu'elle ne serait pas ami avec des garçons justement ... Finalement j'aurais presque préféré que Sasori soit avec moi. Elles m'entrainent avec elle dans la cours, où j'aperçois effectivement un groupe de cinq garçons. Ils sont installés sous un arbre près d'un mur de l'un des bâtiments. Plus nous avançons plus je me tends.  

Ino : On va te les présenter ! Ils sont gentils et surtout super craquants !
Sakura : Je ... Je ne crois pas que ...
 
          Ma gorge est tellement serrée que je n'arrive pas à finir ma phrase. Je ne veux pas me rapprocher encore. Nous arrivons enfin du groupe à l'ombre du soleil et c'est à ce moment-là que j'arrive enfin à me délivrer de l'emprise de cette fille aux longs cheveux blonds. Je réfugie derrière Temari, les larmes aux yeux. Je ne veux pas plus me rapprocher d'eux... Voyant que j'avais une réaction étrange, les filles se sont arrêtées. Malheureusement, j'arrive encore à très bien voir que les garçons en question s'approchent à notre place.   

Ino : Salut les mecs !
Tous : 'lut
... : Qu'est-ce qui vous arrive ? Vous ne vous êtes pas approchées
Tenten : On voulait vous présentez Sakura...
... : C'est la nouvelle de la classe avec son frère, c'est ça ? 
Ino : Oui c'est elle mais ...
.... : Ok mais elle est où ?
Temari : Aller Sakura, ils ne vont pas te manger ! Ils sont très gentils, tu sais.
 
          Je n'arrive pas à lui réponde, je n'arrive pratiquement plus à respirer calmement. Pleins de scénarios me passent par la tête, je n'arrive plus à me concentrer. Ils ne peuvent pas être bien méchant puisqu'ils sont amis avec des filles sympas. Cependant, cette idée ne veut se connecter à mon cerveau. Temari s'est retournée pour me demander si tout va bien mais je n'arrive pas à lui répondre que non ça ne va pas ... Rien ne va plus depuis qu'elles m'ont dit qu'elles étaient amis avec des garçons. Je ne les regarde même pas. Je fixe le sol dans le but de me détendre un maximum et de me rassurer. Ils ne peuvent rien me faire... Ils ne peuvent rien me faire ...

Temari : Dis-moi quelque chose. Tu ne te sens pas bien ?
          Elle se retourne vers les autres filles, surement pour lui donner un coup de main. Je sens des regards sur moi, c'est pire. Je veux qu'ils arrêtent de me regarder ...
 
Tenten : On devrait peut-être aller chercher son frère ?
.... : Oh hé !
 
          Je sais que c'est l'un des garçons qui essaye d'attirer mon attention mais je ne peux pas le regarder... Je sens quelqu'un approche. Le bas du corps n'est pas celui d'une fille. Je recule mais il continu de s'approcher. Je sens une larme me couler sur la joue mais je n'ose pas relever la tête.  Je le vois encore faire un pas.

Sakura : Ne t'approche pas  de moi !
 
          Je lui ai crié cette phrase en le regardant dans les yeux. J'ai osé le regarder et je sais maintenant que c'était une mauvaise idée. Ses yeux noirs comme les ténèbres me font retourner dans le passé. Ses cheveux noirs me font trembler de tout mon être. C'est lui ... Le mental que j'avais hier coule en même temps que mes larmes. J'ouvre grand les yeux et je mets une main sur la bouche pour ne pas hurler de terreur.

          C'est lui ... Il est venu pour m'achever. Je regrette d'être venu ici, dans cette ville. J'étais pourtant décider à me venger ! Je me sentais prête à tuer ce meurtrier ... De le tuer de mes propres mains pour tout ce qu'il a fait. Je n'arrive même plus à bouger un seul muscle. A force de reculer j'ai juste réussi à être coincée entre le mur et cet homme qui me regarde dans les yeux. Il parait surpris.
 
Sakura : Je t'ai dit de ne pas t'approcher !
          Je suis coincée, je suis prisonnière de son regard. Pourtant je ne trouve pas un éclat de cruauté, même pas de plaisir à faire peur. Est-ce vraiment la même personne que j'ai en face de moi ? Ca ne peut pas être lui ... Il est beaucoup trop jeune mais qu'est-ce qu'il lui ressemble ...

Temari : Sasuke arrête ! Tu ne vois pas que tu la fais pleurer !
 
          Il ne l'écoute pas et il ne fait que me regarder. J'ouvre la bouche comme pour parler mais aucun son ne sort, plus aucun mot ne peut être prononcé.

Sasuke : Qu'est que tu as ?
 
          J'ouvre une seconde fois la bouche mais toujours rien. Je n'arrive plus à parler. Je veux mon frère. Je veux qu'il vienne m'aider.
 
Sasuke : Tu ne te sens pas bien ?
 
          Il lève la main vers mon visage. Je ne veux pas qu'il me touche ... Je tourne la tête pour éviter sa main. Je tremble de peur mais j'ai l'impression qu'il s'en fiche. Je veux mon frère !


 





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Et voila ! Un autre chapitre modifié, en espérant que ça vous plaise ! Donnez-moi vos avis en commentaire !
 
Beaucoup de changement ont été fait sur ce chapitre, vous l'avez peut-être remarqué...
 
Je n'ai pas beaucoup de commentaire à faire sur ce chapitre donc c'est à vous de jouer maintenant.
 
Je vous souhaite une bonne journée ou soirée !



Chapitre 3 04/12/2010


 
 
 
Chapitre III : De la famille et encore de la famille !
 
 
          La journée commençait pourtant bien. Pourquoi il a fallu, en à peine quelques heures, que tout bascule ? Pourquoi il n'arrête pas de me fixer ? Quand je suis avec mon frère, rien ne me fait plus peur. Quand il y a quelqu'un que je connais bien et que j'aime beaucoup, je ne me mets pas à chialer comme je le fais en cet instant. En fait, toute seule je ne suis rien...
 
Sasuke : Calme-toi. Je ne vais rien te faire.
 
            Je m'entends appeler mon frère. Je ne crie pas, ce n'est qu'un faible murmure. Je ne vois plus rien, tout est devenu flou. Je ne bouge toujours pas, il est toujours devant moi. Il ne tente plus de me toucher, encore une chance...
 
Temari : Kiba, va chercher son frère. Et toi Sasuke écarte-toi d'elle !
Sasuke : Je ne lui ai rien fait !
Tenten : Ouais, mais tu ne vois pas que tu lui fais peur.
Sasuke : Je ne crois pas que ça vienne spécialement de moi.
 
            Je comprends ce qu'il dit mais je n'arrive pas à m'arrêter de trembler. Je ne crois pas qu'il ait l'intention de me faire du mal mais si seulement il pouvait partir. Qu'il ne soit plus devant moi. Je sais que Temari est juste à côté.

            Puis le bonheur arrive. Il est brutalement pousser contre le mur à côté de moi. J'essaye de me sécher les yeux pour y voir plus clair et je vois que Sasori a empoigné son T-shirt. Il a l'air particulièrement en colère.
 
Sasori : Tu as fait pleurer ma s½ur !
Sasuke : Ce n'est pas ce que je voulais.
Sasori : Ne t'approche plus d'elle, c'est un conseil.
Sasuke : Je te dis que je lui ai rien fais ! Je pensais qu'elle se sentait mal.
... : Ferme-là Sasuke.
Sasuke : Ne t'occupe pas de ça Itachi.
 
          Je sens Temari me prendre dans ses bras. Je n'ai d'yeux que pour mon frère qui tient toujours ce « Sasuke » contre le mur. Hinata tend un mouchoir que je m'empresse de prendre en la remerciant. Les deux qui viennent de parler se ressemble comme deux gouttes d'eau. Des frères ? Surement et franchement je m'en fiche un peu pour le moment. Sasori libère finalement son otage et s'approche de moi. Dans ses bras, je me sens bien. Plus rien ne peut me faire défaire de lui. Il me susurre des mots rassurants jusqu'à ce que j'arrête enfin de trembler.

          La sonnerie retentit mais personne ne bouge. J'ose enfin jeter un coup d'½il à ce qui m'entoure. Les filles sembles réellement inquiète pour moi, leurs amis ne font que nous regarder sans savoir quoi faire et je remarque que d'autres personnes ce sont rapproché. Moi qui voulais changer ... Je crois que c'est raté pour aujourd'hui. Je m'en étais plutôt pas mal sorti jusqu'à ce moment. J'ai ignoré les murmures quand nous étions au tableau, je ne me suis pas effondrée quand j'ai remarqué que certains garçons de la classe me reluquais et j'ai fait en sorte de rester forte. Là, je suis loin d'être forte ...  

... : Oh mon dieu ! Mais c'est mon petit bonbon rose !
 
          Je me retourne vers la personne qui vient de parler. Oh non ! Je n'en reviens pas ! Décidément je connais beaucoup de monde dans ce lycée. Konan, ma cousine. Ses éternels cheveux bleus, je pense que c'est de famille. On était inséparable quand on était petite mais elle ne ressemble plus à la petite fille que j'ai connue. C'est maintenant une belle jeune-femme, ce que je n'arrive pas à comprendre c'est qu'elle est plus vieille que moi et qu'elle est toujours au lycée. Mystère. Je lui demanderais plus tard.

          Elle me prend des bras de mon frère pour me serrer elle-même dans ses bras. Je lui rends son étreinte après plusieurs secondes de béatitude intense. Je n'arrive pas à en revenir. Je la retrouve après tant d'année !

Sakura : Kanette ! 
Konan: Je n'aime pas ce surnom.
Sakura : A parce que tu crois que "mon petit bonbon rose " c'est mieux ?
Konan : Bah oui c'est mignon -grand sourire- Et puis c'est quoi ces grosses larmes de crocodile ?
 
          Qu'est-ce qu'elle m'a manqué ! 10 ans sans s'être vue ! Même si on est de la même famille, on ne s'est jamais revue depuis que l'on est parti. Après la mort de mes parents, ma famille s'est rapidement coupé en deux, le côté paternel et celui maternel. A l'âge de 7 ans, il est très dur de communiquer seule avec d'autres personnes. On s'est donc vite perdu de vu. Cependant, la famille c'est la famille ! Même après plusieurs années, rien ne pourra nous empêcher de nous aimer.

Sakura : Tu m'as manqué.
Konan : Toi aussi, enfin vous aussi !
Sakura : ça fait tellement longtemps...
Konan : Oui je sais. Mais maintenant que vous êtes revenu, on ne se quitte plus.
Sakura : Jamais.
Sasori : Konan, j'veux un câlin moi aussi !
Konan : Mais on s'est vu tout à l'heure. Oh et puis viens là bébé salamèche - le sert dans ses bras -

          Nous sommes vraiment en retard en cours. Je viens de m'en souvenir ... Mais est-ce que c'est correct si le motif est « retrouvaille de famille » ? Franchement je m'en fous complètement ! Je ne préfère pas y penser. Je préfère penser à ce qui m'entoure pour le moment, soit mon frère et ma cousine.

... : Konan ! C'est qui ce type ?
 
          Un grand type aux cheveux orange avec un grand nombre de piercing sur le visage, se trouve juste derrière elle. J'attrape le poignet de mon adorable frère pour me rassurer, il fait vraiment peur.

Konan : Pain ! Tu viens d'arriver ?
Pein : Konan, répond à ma question !
 
          Il regard mal mon frère. Est-ce qu'il va s'énerver contre mon frère ? Et puis c'est qui ce type ?

Konan : C'est bon pas la peine de s'énerver, c'est ...
Sasori : ... Ma cousine ! Et toi t'es qui ?
Pain : Son copain ! Salut. –sourit-
 
          Quel changement radical de comportement. Je n'ai jamais vu ça. Même Sasori ne fait pas mieux. Et lui l'air de rien il le salut en souriant. Après je peux aussi me mettre à sa place, ils sont ensemble, il protège son territoire. Ça parait plutôt clair et simple à comprendre.

          J'entends alors que l'on m'appelle le plus calmement possible. Je me retourne en même que mon frère, qui a lui aussi été appelé. Je ne reconnais pas tout de suite la personne. Je l'ai vu dans de groupe de garçon que Temari voulait me présenter, ce qui n'a pas pu être fait. Et c'est là que je fais tilt. Je regarde Konan puis le grand mec en face de moi et le bonheur m'envahis de nouveau. C'est le frère de Konan, Shikamaru. Comment j'ai fait pour ne pas le reconnaître ? Qu'est-ce que je peux être bête parfois ! Une coiffure en forme d'ananas et un air toujours fatigué sur le visage, de surplus le frère de Konan, ça ne peut être que lui. Je regrette énormément de ne pas l'avoir reconnu plus tôt.

          C'est encore la famille ! Je me glisse lentement dans les bras qu'il me tend.

Sakura : Shika, je ne t'ai pas reconnu !
Shikamaru : J'ai mis du temps aussi, ne t'en fais pas.
Sakura : On était petit, on ne peut pas se souvenir de tout. Je comprends.
Konan : Surtout qu'il ne voulait pas sortir des jupes de maman quand il était encore un puceron.
Shikamaru : Konan !
Konan : Oh ça va, on peut bien en rire maintenant que l'on est grand. –rit-
 
          Je le vois soupirer. Après m'avoir lâché, je le vois s'installer parterre, le dos appuyer contre le mur. Je sais déjà ce qu'il va faire : Dormir. Déjà quand nous étions petit, il préférait dormir plutôt que venir jouer avec nous. L'avantage c'est qu'il ne nous embêtait pas comme Sasori le faisait. Sa s½ur à dû absorber toute l'énergie de leur mère à sa naissance et n'a rien laisser pour son petit frère. Elle est joyeuse, pleine d'énergie, rayonnante à tout moment et un peu folle sur les bords. Alors que Shikamaru est le plus zen des deux, il veut et peut dormir à tout moment de la journée, rien ne pourra le faire paniquer. Il ferme les yeux.

Temari : Eh ! Ne t'endors pas face de gland !  
Shikamaru : Laisse-moi tranquille Temari...
Temari : Non !
 
          Il ne lui répond pas. Je l'avais bien dit rien ne peut l'énerver, il haussera jamais le ton avec personne.

          Bizarrement, j'ai l'impression que quasiment toute notre classe est autour de nous. Les autres élèves sont déjà partis dans leur cours ou chez eux. Ils n'ont pas l'aire paniqués à l'idée d'être en retard en cours. C'est la rentrée, peut être que nous avions cours que ce matin. Après tout, c'est tout à fait possible. Maintenant que j'y pense, il me semble que c'était marqué sur l'un des papiers que Kakashi nous a distribué pendant son cours. Tant mieux, nous allons pouvoir rapidement rentrer à la maison.
 
Sakura : On a plus cours, il me semble, non ?  
Ino : Non, nous avons terminé pour aujourd'hui.
Sasori : Quoi ? Sérieux ?
Tenten : Oui, tous les profs doivent se présenter devant les petits élèves de seconde.
Sasori : Comment vous le savez ?
Konan : J'avoue. Je n'étais pas au courant. Ne me dites pas que je suis venue, là, maintenant pour rien ?
Sakura : Tu n'étais pas en classe ce matin ?
Konan : Non, j'ai du mal à me lever le matin.
Sakura : Oh, je comprends mieux.
 
          Je crois que Sasori n'était pas le seul à ne pas être au courant puisque je vois plusieurs personnes partir en râlant.  Je me détends un peu plus à chaque personne qui part.
 
Sasori : Bon bah je crois que l'on va y aller dans ce cas.
Ino : Oui, nous aussi. On va profiter du soleil et de l'après-midi ! Tu viens Tenten ?
Tenten : Oui.
 
          Tout le monde se salut. Je préfère rester à l'écart, je ne parle qu'aux filles. Je rigole tout de même en voyant Konan peiner à réveiller son frère et le tirer vers la sortie. Nous nous dirigeons finalement vers nos motos. Nous détachons nos casques pour ensuite les enfiler.
 
Sasori : Tu es prête pour une revanche ?
Sakura : Toujours.
 
          C'est dans un nuage de fumée que nous partons à toute vitesse dans les rues de Konoha. La petite matinée dans ce lycée a été éprouvante. Jamais je n'aurais pensé revoir des visages ressemblant au meurtrier de mes parents. Je m'en veux d'avoir été faible. Je ne me laisserais plus faire.

          Avant de rentrer immédiatement à la maison, je fais signe à Sasori de s'arrêter au premier magasin que l'on trouve. Nous n'avons toujours rien pour manger ce midi et je me vois mal encore commander des Pizzas. Certes c'est très bon, néanmoins notre santé peut en prendre un coup. C'est loin d'être sain pour notre corps de manger gras. Après un ultime effort, nous arrivons à caser tout ce que nous avons acheté donc nos sacs de cours. Malheureusement pas assez pour tenir toute une semaine. Nous avons donc décidé d'y retourner en fin d'après-midi. La maison ne va pas se nettoyer toute seule non plus.

           Une fois à la maison, je commence par bien décrasser la cuisine ainsi que vider les placards pour énumérer toute la vaisselle disponible. Je me rends vite compte qu'au final il nous manquera rien. Pendant que Sasori commence à laver le salon/salle à manger, je prends le temps de faire à manger. C'est alors devant la télévision, dans un salon qui sent une bonne odeur de fraicheur, que nous dégustons des frites avec un bon steak saignant.
 
Sakura : Tu crois que ça se passera mieux demain ?
Sasori : Je ne te laisserais plus toute seule, du moins jusqu'à ce que tu ne te seras pas habitué à côtoyer des garçons
Sakura : Oui mais tu as vu la classe ?
Sasori : Tu sais, ils ne sont pas tous méchants comme tu peux le penser...
Sakura : Je sais mais c'est ma peur qui réagit avant ma conscience. Et puis ce gars ...
Sasori : Ce sont des Uchiwa.
 
            C'est le choque. Je savais qu'il y avait un lien. La ressemblance n'y ait donc pas pour rien. Je pose mon assiette sur la table basse sans l'avoir terminée, ça m'a coupé l'appétit. Je ne sais plus quoi en penser. Il n'avait pas l'aire de vouloir me faire du mal, mais est-ce que je peux me fier à ce que j'ai vu ? Qu'est-ce que j'ai vu réellement ?

            Un type qui me demandait si je me sentais mal. Je n'ai rien vu dans ses yeux qui pourraient me faire penser qu'il voulait me faire du mal. Je n'ai quand même pas confiance.
 
Sasori : Je ne pense pas qu'ils soient méchants. J'ai rencontré son frère, Itachi, il est vraiment gentil, tu sais.
Sakura : Je ne sais pas.
Sasori : Fais-toi d'abord une idée d'eux avant de les juger pour des choses qu'ils n'ont pas fait.
Sakura : Je peux essayer. Mais pas maintenant.
Sasori : Ah ... Ne te fâche pas alors ...
 
            Je le regarde sans comprendre. Qu'est-ce qu'il me cache encore celui-là ? Je sens venir une bombe à retardement.
 
Sasori : Je suis devenu ami avec lui, enfin ami ... On s'est parlé quoi et je m'entends bien avec lui ...
Sakura : Je ne t'en veux pas
Sasori : C'est vrai ?
Sakura : Oui. Je ne peux pas t'en empêcher, tu n'étais pas là quand c'est arrivé... Tu ne peux pas tout comprendre ce que je ressens mais je ne t'empêcherais pas de te faire des amis, même si cet ami est dans cette maudite famille. Si tu estimes qu'il est fiable, pourquoi pas.
Sasori : Euh ... Dans ce cas-là, ça ne te dérange pas qu'il vienne cet après-midi ?
Sakura : Quoi ?
 
            J'en reste médusée. Ne me dites pas qu'il a déjà invité ce mec chez nous ! Ne me dites pas qu'il a fait ça ! Je me lève d'un bon et me dirige vers les marches dans l'intention d'aller dans ma chambre.
 
Sasori : Je ne le laisserais pas te faire du mal, tu le sais très bien !
Sakura : Je sais ! Mais comment tu as pu ...
Sasori : Laisse-lui une chance, s'il te plait. Il n'est pas comme tu le penses.
Sakura : Je ne sais pas quoi penser Sasori. Je ne sais plus. On vient tout juste d'arriver ici, dans cette maison, là où ils se sont fait tués ! Et là, tu me dis que tu vas ramener un gars de CETTE famille !
 
          Je monte à toute vitesse l'escalier. Je suis énervée contre lui, contre le monde entier. Pourquoi il fallut que je sois la fille de cette histoire dramatique ? Celle qui a perdu ses parents très jeune ? Je m'étale sur mon lit. Les larmes de coulent pas. J'en ai trop versé ce matin de toute façon. J'entends ma porte s'ouvrir et mon matelas s'affaisser dans mon dos. Je sais que c'est lui, je sais qu'il n'aime pas me voir comme ça.
 
Sasori : Je ne voulais pas te faire de la peine.
Sakura : Je sais. Je ne m'attendais pas à ça c'est tout.
Sasori : Oui ... Mais s'il te plait... Donne-lui sa chance, donne une chance à toutes les personnes de cette ville. Tu es traumatisée depuis toute petite mais sois forte. Sois forte pour papa et maman.
 
          Je le sens s'allonger dernière moi et me prendre dans ses bras. Je me sens mieux quand il est là. Je me retourne pour cacher mon visage dans son cou. Après un long moment à me caresser les cheveux, il se relève et me tire avec lui pour que je sois debout. Il m'entraine dans la cuisine où il me tend encore une de ses pommes.  Je lui souris en croquant dans le fruit juteux.  

          Il est temps que les temps changent. Il est temps que je me montre forte. Pour lui et surtout pour toute ma famille que ce soit celle dans l'au-delà ou bien celle qui est toujours en vie dans ce monde pleins d'injustices. Ne pleure plus, sois forte ! Rien ne pourra m'achever avant que ma vengeance ne soit réalisée. Je sais qu'il n'est pas en prison cet enfoiré. Soit disant «  pas assez de preuve ». Comme si je n'étais pas une preuve à moi toute seule ! Il a été libéré après seulement quelques semaines, le temps de l'enquête. Je relis régulièrement les journaux de l'époque. On voit clairement que l'affaire a été  étouffée, l'argent ferait sortir n'importe qui de taule. Maintenant, je ne sais pas où il se cache.

          Je secoue la tête comme pour faire sortir ces pensées de mon cerveau. Pour le  moment, je ne veux pas y penser. Le jour viendra où ma vengeance sera terrible. Une heure passe avant que nous nous remettions au travail. Nous nous sommes mis d'accord, Sasori fait le reste de l'étage pendant que moi je m'occupe du sous-sol. Quand je parle de sous-sol, je ne parle pas de sous-sol où l'on peut ranger tout le matériel de jardinage et les véhicules. Non, je parle plutôt de notre sous-sol. Celui qui fait toute la surface de la maison en parquet et aux nombreux néons. Comme tout le reste de la maison, tout est resté dans l'état. Ce sous-sol est une véritable salle de sport à elle toute seul. Cet endroit va devenir mon espace préféré. Malheureusement je ne peux pas l'utiliser dans l'immédiat.

          Je prends tout mon temps pour lustrer les différents objets qui s'y trouve. Quand je termine enfin de nettoyer cette grande salle, je remonte retrouver mon frère. Il est dans sa chambre ce qui veut dire que la maison est enfin propre de fond en comble. Il était temps, je suis épuisée de faire le ménage sans arrêt.
 
Sasori : tu as terminé ?
Sakura : Oui, c'était long.
Sasori : Je ne te le fais pas dire ! Tu as retrouvé tout ce qui te convient ?
Sakura : Oui. Et je pense avoir décidé quelque chose.
Sasori : Quoi donc ?
Sakura : Je vais emmener de quoi me défendre au lycée !
Sasori : Je te demande pardon ? –abasourdie-
Sakura : Il n'y a que comme ça que je pourrais me sentir bien et rassurée.
Sasori : Alors je comprends tout à fait ta passion pour les armes mais il est hors de question que tu en apporte au lycée !
Sakura : J'irais voir Tsunade !
Sasori : Mais tu te rends compte de ce que tu dis ?
 
Je le regarde en ayant l'aire de réfléchir. J'aime toute les armes possibles et inimaginables. Mon  père était le champion national de tir à l'arc et avant de mourir il m'apprenait déjà à m'en servir. Sasori n'était pas du tout intéressé par ce genre de chose. Mais moi je n'ai jamais cessé de m'entrainer. La colère m'a poussé à vouloir apprendre toujours plus. J'ai donc appris à me battre, à tirer avec un pistolet, à lancer le couteau et autres armes blanches. Cependant, comme on a pu le deviner, je ne me sens toujours pas forte en présence de garçons. Les armes me rendent forte. J'en emporterais donc au lycée et je demanderais l'autorisation de Tsunade. Ma décision est prise. Je ne compte pas non plus les sortir à tout bout de champ, je veux juste les sentir sur moi et pouvoir me défendre en cas de besoin.
 
Sasori : Je comprends à ta tête que tu ne changeras pas d'avis.
Sakura : Oui.
Sasori : Tu te débrouille avec Tsunade, je ne veux pas être mêlé à ça.
 
          Je lui saute dessus en rigolant. Son accord m'est plus précieux que n'importe quoi dans ce monde. Après l'avoir embrasser sur la joue, je cours dans ma chambre en lui criant que je vais m'entrainer et qu'il me retrouvera dans le sous-sol.

          Je passe tout de même dans ma chambre pour me changer et aussi pour enlever ces fringues plein de poussière. Je change mon débardeur par un autre débardeur, pour ce qui en est du bas un short sera beaucoup mieux. Je préfère reste pieds nus, une habitude. Je ne supporte pas longtemps les chaussures, c'est un vrai cauchemar pour moi. Chez moi, je ne vois pas pourquoi je m'encombrerais de choses que je n'aime pas.

          Une fois dans ma salle favorite, je commence par échauffer mon corps, le plus important pour ne pas se faire mal lors d'un exercice. Puis, je commence par le lancer de couteau pendant une bonne heure. J'enchaine avec mon sport favori : le tir à l'arc. J'atteins toujours mes cibles, dans le centre ou pas très loin. C'est alors que je tire ma dernière flèche, qui de toute évidence s'enfonce dans le c½ur rouge de la cible que j'entends quelqu'un applaudir. J'entends mon frère dire à cette personne de ne pas faire de bruit. Je me tourne vers eux, mon arc tendu et une flèche pointée sur l'individu.
Pourquoi il a fallu qu'il l'emmène ici ?

Itachi : Bravo ! Tu es vraiment douée !
 
          Je ne bouge pas, je le regarde. Je crois qu'il comprend que je ne suis pas d'humeur à le recevoir puisqu'il arrête d'applaudir. Sasori se met immédiatement devant lui avec un air sévère.
 
Sasori : Baisse tout de suite ton arc !
 
          Je reste encore figée quelques secondes avant de lui obéir. Je ne lâche pas des yeux, cet homme aussi grand que mon frère et aux cheveux longs aussi noir que la nuit. Je pose mon arc sur son trépied et mon frère me lance encore une pomme. J'aime les pommes, mon fruit préféré. Je croque dedans en attendant que l'un des deux parle et c'est finalement Sasori qui s'y jette.
 
Sasori : Surveille un peu tes manières face à des gens.
Sakura : Si tu es venu ici pour me faire des reproches, tu peux partir.
Itachi : C'est plutôt tendu entre vous...
Sakura : La faute à qui ?
 
          Je me retourne pour ranger tout le matériel que j'ai sorti lors de mon entrainement. Je jette par la suite le trognon de pomme dans l'une des poubelles.  Je passe à côté de mon frère mais déjà il me tire par le bras.
 
Sakura : Lâche-moi, j'aimerais prendre une douche.
Sasori : Sois gentille !
Sakura : C'est un Uchiwa ! Tu ne croyais tout de même pas que je vais être gentille tout de suite ! Je t'ai dit tout à l'heure qu'il fallait me laisser le temps !
 
          Je me dégage de son emprise avant de monter à l'étage supérieur. J'ai quand même le temps de l'entendre dire à son ami « laisse-lui du temps, il faut qu'elle s'habitue ». Je ne sais pas si je pourrais m'habituer ! Pas maintenant ! Ça ne fait qu'une journée que l'on est réellement emménagé et il trouve déjà le moyen de me coller un garçon sous le nez, dans ma maison. Je sais que je devrais être gentille, pas la peine de me le dire. J'ai déjà réussi à ne pas me laisser déstabiliser donc il ne faut pas pousser mamie dans les orties. Bizarrement, ce type me fait moins peur que l'autre. Je ne sais pas réellement pourquoi malgré tout je trouverais la réponse.

          Une fois dans ma chambre, je prends des vêtements propres pour aller, comme je l'ai dit, prendre une douche. Je laisse couler l'eau afin qu'elle devienne chaud. En attendant je me mets devant le miroir en me répétant d'être courageuse. Je sens qu'Itachi n'a pas finis de venir ici. Il va passer rapidement de connaissance à ami pour mon frère.

          J'entre dans la douche et reprends ma réflexion. Sasori, n'a jamais eu vraiment de mal à se faire des amis, à être accepté dans un groupe. Seulement, ce n'est pas mon cas. Une fois que j'ai confiance tout va bien, pourtant ça ne sera jamais moi qui fera le premier pas. J'en remercie encore Temari d'être venue vers moi. Elle a l'aire gentille, tout comme ses amies, même les garçons ont l'air gentil. Après tout si Shika est avec eux c'est que c'est le cas. Il ne s'est jamais encombré de personnes qu'il n'appréciait pas et ça déjà tout petit il le faisait. Il faut juste espérer qu'il n'ait pas changé...

           Je laisse l'eau chaude couler sur mon corps un long moment avant de sortir avec des idées bien en place dans mon esprit....




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Bonjour à tous et à toutes !

C'est en un si beau jours que je publie le chapitre trois complètement réécrit. Moins de gaminerie et plus de réflexions ! J'espère que ça vous plait !

N'hésitez pas à mettre des commentaires et me dire ce que vous en penser.

Je vous souhaite une excellent journée ou bien soirée !

PS : Pour être prévenue de la suite, mettez un commentaire sur le dernier chapitre (-modifié si vous voulez suivre la fiction à partir de son renouvellement ou bien sur le tout dernier chapitre de ma fiction pour être prévenu de la suite)






Chapitre 4 15/12/2010


 
 
 
 
Chapitre IV : Ami ? 





 
           Quand je sors enfin de la douche, je suis plus que détendu. J'ai longuement réfléchi. Je dois faire un effort avant tout pour mon frère et ma famille. Est-ce que je peux arriver à devenir ami avec certain garçon ? Je ne me sens pas spécialement prête mais je dois le faire. Je n'aime pas voir Sasori malheureux ou énervé à cause de moi. Je devrais même m'excuse pour mon comportement. Il a raison de se faire des amis, même s'ils ne me plaisent pas forcément. Et puis... Peut-être que tout ce changement va me faire du bien. Me sociabiliser un petit peu plus chaque jour, chaque instant. J'éviterais aussi de pleurer comme une madeleine. Je suis forte, je suis forte ! Je ne dois plus pleurer, jamais ! Sasori sera toujours à mes côtés pour me soutenir, je devrais me basé sur ça au lieu d'avoir peur pour un rien. Je sais me défendre après tout et lui aussi avec tous ses muscles. Je n'ai plus peur de rien !

          Je m'habille en vitesse d'un jogging et d'un débardeur noir. Je prends l'un de mes bijoux dans mon tiroir de table de chevet. Mon CZ 75 B entièrement chromé, seule la crosse à une petite partie en noir. Je vais lui montrer à cet Itachi que j'ai pris ma décision. Mes cheveux dégoulinent encore de l'eau qui les a lavés dans mon dos mais je n'ai pas encore en tête de les sécher. J'ai plus important à faire.

          Sasori ne serait jamais parti sans rien me dire. Alors où est-il ? Enfin où sont-ils ? Je ne pense pas qu'il soit parti, il ne serait pas venu ici pour quelques minutes. Soudain j'entends rire. Ils sont à l'extérieur, dans le jardin. Nous n'avons pas encore nettoyé la terrasse. Je m'approche de la baie-vitrée au fond du salon, elle est ouverte. Je m'approche doucement en passe entre le canapé et la table basse. Une fois à l'extérieur, Sasori me voit arrivé et me sourit, Itachi est dos à moi. Ils sont assis dans des fauteuils en bois, tranquillement en train de boire une bière et discuter.

          Je pointe alors la tête  brune qui dépasse avec mon arme en le contournant lentement pour qu'il me voie. Mon  frère a perdu son sourire et le brun s'est figé en voyant une arme aussi proche de sa tête.

Sasori : Putain Sakura ! Mais ce n'est pas vrai tu ne vas pas recommencer !
 
          Je ne prends pas la peine de lui répondre. Je regarde ma cible dans les yeux où de la peur en ressort. Je ne veux plus avoir peur, je veux que ce soit les autres qui aient peur de moi. Je ne me laisserais plus faire.
 
Itachi : Euh... J'espère qu'il n'est pas chargé ...
Sasori : -soupire- Bien sûr que si ...  Tu arrêtes ça tout de suite Sakura !
 
          Je finis par décharger mon arme devant lui ainsi que de sortir la balle qui s'est mise dans le canon lorsque j'ai appuyé sur le chien. Les deux personnes devant moi soupir de soulagement. Je lève mes deux mains pleines du chargeur et du pistolet en signe que je ne ferais rien.

Sakura : Je t'accepte dans la maison. Ne me le fait pas regretter.
Itachi : Euh ... Je ...
Sasori : Ce ne sera pas le cas alors maintenant va ranger ça !
Sakura : Ouais ouais.
 
          Je me retourne en réarmant mon arme. Une fois l'arme rangée dans mon tiroir je ne vais pas tout de suite les rejoindre. Je passe avant me prendre une bière dans le frigo que je décapsule en arrivant debout entre eux. Je prends une gorgée avant de m'installer confortablement dans un autre fauteuil. Qu'est-ce que c'est bon ! Avec cette chaleur sur cette terrasse une bonne bière bien fraîche peut faire que du bien. La terrasse ainsi que la piscine qui se trouve à quelques mètres de nous sont entièrement recouvertes d'une immense véranda faite de baie-vitrées. Certaines sont ouvertes pour laisser le peu de vent entrée, seulement il fait toujours aussi chaud à l'intérieur. La piscine n'est pas prête à être utilisée, elle est vide mais semble propre. Sasori fera ce qu'il veut d'elle mais moi je ne m'en approcherais pas.

          Je reconcentre mon regard sur les deux personnes présentes dans cet endroit. Ils ont tous les deux le regard fixé sur moi.
  
Sasori : Tu étais vraiment obligée de faire ça ?
Sakura : -sourire en coin- Vous auriez vu vos têtes !
Sasori : Ca ne se fait pas !
Sakura : C'est bon, excusez-moi.
Itachi : Oh ce n'est pas grave ! Mais qu'est-ce que j'ai fait pour avoir un accueil comme ça ?

          Je ne peux pas lui dire sans lui raconter toute l'histoire. Même Sasori semble incertain.

Itachi : Laissez, vous me le direz quand vous serez prêt.  
Sakura : Merci...
Itachi : Tu fais le même accueil à tout le monde où c'est tout spécialement pour moi ?
Sakura : -rit- ça dépend.
 
          Voyant que je ris, il s'y met aussi. Finalement, il est peut-être possible que je me sois trompée lourdement sur le compte de tout le monde dans cette ville. De premier abord, il me parait sympathique, j'espère qu'il le restera.
 
Sakura : Bon il est quelle heure ?   
Sasori : Vingt heures moins le quart.
Itachi : Il se fait tard ...
Sakura : Tu veux rester ici pour cette nuit ?
Sasori : -étonné- tu es sûr de toi ?
Sakura : Ne t'inquiète plus pour moi.
Sasori : Je m'inquièterais toujours pour toi !
Sakura : Je sais. –se tourne vers Itachi- Alors ?
Itachi : Eh bien, pourquoi pas. On pourra faire plus ample connaissance comme ça.
Sakura : Oui.
Itachi : Je vais juste appeler ma mère pour pas qu'elle s'inquiète.
Sakura : Oui bien sûr cela va de soi.
Itachi : En revanche, je ne voudrais pas déranger les votre.
 
          Je baisse la tête en grimaçant, Sasori fait la même chose. Pourtant, on est préparé à ce genre de chose, on nous l'a demandé plusieurs fois. Cependant, la douleur est toujours en nous, chaque moment de notre vitre, au plus profond de notre c½ur et jamais nous ne pourrons nous en défaire.

Itachi : J'ai dit une bêtise ?
 
          Son air inquiet renforce ce que je pense maintenant de lui. Il n'est pas au courant, ce qui veut dire que sa famille à fait en sorte de ne pas traumatiser les plus jeunes. Sasori se met alors à lui expliquer que nos parents sont décédés et que nous vivons seuls dans cette grande maison qui leur a appartenue.

Itachi : Je suis désolé, je pensais qu'ils travaillaient tard et ... 
Sasori : Ce n'est pas grave, tu ne le savais pas.
Itachi : Putain je suis le meilleur pour plomber l'ambiance !
Sakura : Ne t'inquiète pas pour ça.  
Itachi : D'accord... Je vais aller appeler ma mère.  
Sakura : Ok, moi je vais aller faire la cuisine.
 
           Je vide ma bière d'une seule traite avant de me lever. Je suis complètement revigorée ! Je ne pleure pas en sa présence, je ne tremble pas non plus et je lui ai même proposé de rester pour la nuit. Que demander de plus ! Je m'améliore beaucoup ce soir.

Itachi : Quelle décente !
Sakura : Merci –sourit-
Sasori : Elle aime bien la bière, à vrai dire elle n'aime que ça en alcool.  
Itachi : C'est ce que je vois.
 
          Je les laisse tous les deux pour aller faire à manger pour ce soir. Je ne vais pas faire une cuisine extraordinaire ce soir, des ramens irons très bien pour un soir. Je n'ai même pas le temps de faire quoi que ce soit que Sasori est déjà dans la cuisine.
 
Sasori : Itachi est en train de téléphoner à ses parents, tu as besoin d'un coup de main ?
Sakura : Tu peux m'aider si tu le souhaite, ça irait plus vite.
Sasori : D'accord. Ca te dirait de regarder un film ?
Sakura : Oui, pourquoi pas. Tu as demandé à ton ami ?
Sasori : Non pas encore. Je lui dirais quand il reviendra.
 
          Alors que j'étais en train d'éplucher des légumes, je le sens me prendre par les épaules et me regarder dans les yeux.
 
Sasori : Je veux que tu saches que je suis fière de toi.
Sakura : Et moi je suis désolé de mon comportement de la soirée.
Sasori : C'est vrai qu'il y a quelques trucs à modifier mais tu as fait un grand effort et ça m'a beaucoup touché.

          Je le sers dans mes bras pour le remercier de ses paroles. Puis nous retournons à nos activités culinaires en changeant de sujet et en parlant de tout et de rien à la fois. Itachi daigne pointer le bout de son nez quelques minutes plus tard avec un énorme sourire collé sur le visage. J'en conclus que sa mère a accepté le changement de plan à la dernière minute. Il a de la chance d'avoir des parents ... Je l'envie...

Sasori : Sakura et moi on voulait de proposer de regarder un film ce soir, ça te dit ?
Itachi : Oh oui ! Je suis complètement d'accord avec ce programme !
 
          Le repas servis, nous nous installons confortablement dans le canapé avec nos bols de ramens. Sasori lance le film que je leur ai laissé le plaisir de choisir. Je ne me suis pas installé entre les deux garçons, je n'ai pas encore envie d'avoir des contacts avec un garçon autres que mes frère et Shikamaru.  Je ne suis pas encore prête à franchir cette étape.

          Après avoir finis et ayant la flemme de ramener les bols dans la cuisine, je m'installe sur l'épaule de mon frère avec un coussin dans les bras. Le film est drôle et plusieurs fois dans la soirée, nous avons ris tous les trois. Le film se finis vers vingt-trois heures et je sens mes paupières devenir très lourdes.
 
Sakura : On va peut-être aller se coucher, il se fait vraiment tard et demain on a cours
Itachi : Je n'ai pas envie d'y aller personnellement.
Sasori : Pourquoi ?
Itachi : Chaque prof va se présenter et présenter ça matière, on ne va pratiquement pas toucher au cours et cela toute la semaine pratiquement.
Sasori : Oooh ! Ça me donne pas envie d'y aller non plus ...
Sakura : J'avoue ...
Sasori : Bon, ce n'est pas tout mais comme on est obligé d'y aller, je vais te montrer là où tu vas dormir.
Sakura : Tu lui passeras aussi des fringues pour demain.
Sasori : T'inquiète Rondoudou, je gère.
Sakura : Tu m'appelle encore une fois comme ça et je te jure que je te tape, Magicarpe !
 
          Il entraine Itachi avec lui en rigolant, je souris également en allant vers ma chambre. Je me change pour dormir, un shorty et l'un de mes nombreux débardeurs. Avant de plonger dans mon lit, je préfère m'assurer qu'Itachi ne bougera pas de la chambre d'ami. Je les retrouve alors tous les deux assis en tailleur sur le lit de ce dernier en train de discuter. Ils se retournent vers moi.
 
Itachi : Pas mal la petite s½ur.
Sakura : Je ne suis pas sa petite s½ur, nous sommes jumeaux.
Sasori : Et ne regarde pas ma s½ur comme ça.
Itachi : Tout doux les deux, vous avez gagné. –rit-
 
          Je m'approche d'eux en gardant bien à l'½il notre invité. Son regard sur moi ne m'a pas plu, un regard de désir. Mais je ne perçois toujours pas de cruauté et de méchanceté donc je me dis que tout va bien. Je m'installe à côté de Sasori en leur demandant de quoi ils parlaient.
 
Sasori : De toi.
Sakura : Comment ça « de moi » ?
Itachi : Tu nous as inquiétés ce matin, tu sais ...
Sakura : Tu ne me connais même pas !
Itachi : Peut-être mais tu avais l'air d'avoir vraiment peur, et puis voir quelqu'un pleurer ce n'est jamais agréable.
Sakura : Désolé dans ce cas.
Itachi : Ce n'est pas à toi de t'excuser, c'est plutôt mon petit frère borné qui devrait s'excuser. D'ailleurs, je m'excuse pour son comportement.
Sakura : C'est bon, c'est du passé, je n'aurais pas dû me mettre dans un tel état...
Itachi : Je ne pense pas, on voit clairement que tu as un problème avec les mecs.
Sakura : Oui mais quand même ... C'est la hante en plus, quand on y réfléchit bien.
Itachi : Ne t'inquiète pas pour ça, nous sommes tolérants dans cette ville.
Sakura : Merci, c'est gentil.
 
          Je lui fais un sourire le plus sincère que j'ai en réserve. Il remonte vraiment dans mon estime, je commence à penser qu'il ne faut pas penser qu'une famille complète soit être représentée par une seule personne. Je commence réellement à l'apprécier. Néanmoins, il y a une chose qui me chiffonne.
 
Sakura : J'ai une question par contre.
Itachi : Oui ?
Sakura : Comment ça se fait que tu sois dans la même classe de ton petit frère ?
Itachi : -rit- Oh ça ! C'est une erreur de jeunesse.
Sasori : Comment ça ?
Itachi : Eh bien, avec certaines personnes  présentent dans notre classe actuelle ont a créé un groupe très solide, ce qui fait que chaque connerie on les faisait tous ensemble. Jusqu'au jour où justement on a trop fait de connerie, on a trop séché les cours et que les profs ont décidé de nous faire tous redoubler.
Sasori : Tous ? C'est possible ça ?
Itachi : Il y a eu quelques exceptions. Par exemple Hidan à passer un an et demi à l'hôpital et il revient juste de reprendre ses études là où il les avait laissées. Tobi est un élève qui a été transféré l'année dernière en pleins milieu de l'année, on l'a vite accepté parmi nous. Je crois qu'il est même plus jeune de vous.
Sakura : Je comprends mieux pourquoi Konan est dans la classe de son frère.
Itachi : Il faut dire aussi qu'il a sauté une classe, ça aide.
Sasori : Ah je ne le savais pas ça !
Sakura : Moi non plus. Mais du coup je comprends mieux, merci.
Itachi : De rien princesse.
Sasori : Fais gaffe à ce que tu dis !
Itachi : Mais j'ai rien dit ! C'est un petit surnom affectif !
Sasori : Oui bah justement. Ça commence comme ça et après tu voudras plus !
Itachi : Tu es trop protecteur avec ta s½ur. Si tu veux qu'elle se dégourdisse un petit peu auprès des mecs, il faut commencer maintenant.
Sakura : Bon eh bien moi je pars me coucher, je vous laisse discuter tous les deux de ma situation sentimentale.
 
          J'embrasse mon frère sur la joue, fais un signe à Itachi et repars dans ma chambre. Je sentais que la discussion allait partir ailleurs qu'essentiellement sur moi. Je connais mon frère, le sujet serait vite passé sur le cul et moi ça me gêne d'en parler devant quelqu'un que je connais seulement depuis quelques heures. J'aurais été rouge comme une tomate durant toute la conversation, très peu pour moi. Je me glisse sous mes draps et tombe dans le sommeil dès que ma tête touche l'oreiller.

Maison Haruno : 4h36 du matin
 
          Je me retrouve une fois de plus devant cet homme, ou du moins dans son dos. Ses mains sont pleines de sang et mes parents gisent à ses pieds. Je sens déjà les larmes couler le long de mes joues. Je recule lentement une main sur la bouche pour éviter de faire du bruit seulement je me prends les pieds dans un objet et je le vois déjà se retourner. Je ne peux plus bouger. Je n'arrive même plus à reculer à cause de la peur qui remplit tout mon corps. Il lève le poignard. Je m'entends crier avant d'ouvrir mes yeux effrayés.

Sasori : Je suis là, je suis là.
 Sakura : Sasori, je ...
Sasori : Je sais. Ce n'est rien, je suis là.
 
          Je me blottis dans ses bras et pleure encore une fois alors que je m'étais promise de ne plus le faire. Des pas se font entendre dans le couloir. Je ressers mon étreinte autour de mon frère.
 
Sasori : Ce n'est rien, c'est Itachi. Tout va bien, calme-toi.
Itachi : J'ai entendu crier. Est-ce que tout va bien ?
 
          Il me berce lentement dans ses bras en m'embrassant le front. Je me détends petit à petit sans prononcer un seul mot.

Itachi : Qu'est ce qui se passe ?
Sasori : Ne t'inquiète pas Itachi, Sakura a fait un cauchemar
Itachi : Oh je vois... Excusez-moi... Je vais vous laissez tous les deux.
Sasori : Je suis désolé de t'avoir réveillé.
Itachi : Il n'y a pas de mal.
Sakura : Saso, tu peux rester dormir avec moi ?
Sasori : Oui.
Itachi : Dormez bien...
Sasori : Merci.
 
          Mon frère s'allonge en m'emportant avec lui. C'est un horrible cauchemar que j'ai fait là ... Malheureusement, il revient régulièrement me hanté. La mort de mes parents me hantera tout le temps... Je ferme les yeux en essayant de penser à quelque chose de plus positif...


Maison Haruno : 7h30 :


.... : Eh vous devriez vous réveiller, on va finir en retard ... Sasori fait un effort tout de même !
Sasori : Humm...
Itachi : Sasori, bordel !
Sasori : Oui ça va, je t'ai entendu...

          J'ouvre les yeux lentement. Je rencontre ceux de mon rouquin préféré encore à moitié endormi. Itachi est toujours penché sur nous en train de vérifier que nous nous ne rendormirons pas.

Sakura : Fais comme chez toi Itachi, je m'occupe de lui.
Itachi : Merci princesse.
Sasori : -Grogne- Je t'ai dit de ne pas l'appeler comme ça !
Sakura : Oui et bien avant d'expliquer quoi que ce soit, tu devrais te lever.
 
          Je me lève la première et le laisse tout seul dans mon. Avant que je ne parte je le vois se tourner sur le ventre et passer les bras sous mon oreiller. Je suis bonne pour aller le réveiller dans dix minutes. Quand je disais que ce n'était pas un lève tôt ! Après avoir mangé, je réveille Sasori pour la seconde fois avant d'aller sous la douche.

          Un quart d'heure plus tard, tout le monde est devant la maison, tout beau, tout propre.
 
Sakura : Il faut que j'aille acheter du matériel pour l'entrainement de ce soir, on se retrouve au lycée ?
Sasori : Mais tu vas être en retard !
Sakura : On a cours avec Kakashi la première heure, ça ira.
Sasori : Et tu dois acheter quoi ?
Sakura : Des balles.
Sasori : Et tu ne peux pas y aller après les cours ?
Sakura : Non.
 
          Je le vois soupirer mais je ne me laisse pas distraire et part sur ma moto en direction du centre-ville. Il doit bien y avoir une armurerie par-là. Je sens claquer  ma veste en cuir tout le long du trajet. J'ai apporté mes deux armes à feu avec moi, ils sont dans mon holster. Les deux bébés sont accessibles facilement puisqu'ils sont entre mes bras et mes côtes, faciles à prendre en main.

          Mes petites emplettes réalisées, je me dirige rapidement vers ma classe. Kakashi doit être encore en retard de toute manière. Manque de bol, j'arrive devant la salle, la porte est fermée et j'entends quelqu'un parler. Il n'est pas en retard ce con ! Tant pis je rentre sans frapper dans la salle.  

Kakashi : Sakura tu pourrais toquer avant de rentrer !
Sakura : La flemme.
Kakashi : Et pourquoi tu es en retard ?
Sakura : Euh .... J'ai rencontré ma petite s½ur et je lui ai dit bonjour et on a causée elle voulait plus me lâcher après.
Kakashi : Sakura...
Sakura : Quoi ? 
Kakashi : On n'a pas de petite s½ur !
Sakura : Oui et bien tu devrais penser à me faire une nièce, comme ça j'aurais une raison valable !
Kakashi : Sakura, ça ne va pas de raconter ça devant tout le monde !
 
          Rien que pour le gêner autant que je le suis devant le regard de tout le monde, je continue mon discours. Si ça peut continuer de rire comme ils le font, je suis pour.

Sakura : Tu sais avec la nana que tu nous parlais tout le temps au téléphone. Comment elle s'appelle déjà ? Ah oui Anko, mais tu n'as pas le courage de lui avouer tes sentiments ! Ne t'inquiète pas grand frère je suis là pour t'aider !
Kakashi : Merci de raconter ma vie à toute la classe Sakura !
 
          Je rigole et part en direction de ma place. Il est tout rouge !

Sasori : Tu en as mis du temps !
Sakura : Oui mais tu savais où j'allais.
Itachi : Il s'est beaucoup inquiété, princesse.
Sakura : Je n'avais pas vu que tu étais devant nous dans la classe.
Itachi : Tu ne faisais pas attention c'est pour ça. –sourit-

            Alors que je lui souriais, des murmures se font plus volumineux. Qu'est-ce qu'ils ont encore ? Ils ne peuvent pas me laisser tranquille de temps en temps ? Etre nouvelle dans une classe n'est pas chose aisé, tu es le centre de l'attention même si tu ne le veux pas. Je regarde autour de moi et remarque qu'une fille aux cheveux rouge me fixe méchamment. Je pressens qu'il va encore se passer quelque chose que je ne voudrais pas dans cette journée que j'espérais plus calme que la veille. Elle se lève sans faire attention aux protestations de Kakashi, qui lui ordonne de se rassoir. Elle se plante devant moi, les mains posées sur mon bureau. Cette fois je ne me laisserais pas faire. De plus, c'est une fille donc si elle veut me faire sortir de mes gonds, je ne prendrais pas de pincettes avec elle.

.... : Ne lui parle pas bubble-gum !
Sakura : -se relève- D'où tu m'appelle bubble-gum toi ? -se met en face d'elle -
.... : Tes parents ne t'ont pas appris qu'il ne fallait pas faire une coloration aussi moche ?
Kakashi : Karin ! Va t'asseoir tout de suite sinon tu vas chez la proviseure !
Sakura : Ne parles pas de mes parents !
 
          Je commence à sentir la colère monter. Sasori s'est aussi levé en même temps que moi mais ne dit rien. Il devrait dire quelque chose ! Elle ne sait rien sur mes parents donc elle n'a pas parlé d'eux comme elle le fait. Je vais lui faire ravaler son air hautain, ça ne va pas prendre trois jours.
 
Karin : Je parle de qui je veux et de ce que je veux !
Sakura : Certainement pas de mes parents !
Karin : Qu'est-ce que tu as ? Tu es frustrée parce qu'il ne t'aime pas ?
 
          S'en est trop pour moi, je pousse le bureau sur le côté et l'attrape par son chemisier blanc pour ensuite la plaquer contre la vitre. Je sens que l'on m'attrape l'épaule mais je me dégage rapidement pour être libre de mes mouvements.

          Je vois dans son regard qu'elle n'a pas peur, elle a même un regard de défis. Comme si j'avais peur d'elle, et puis quoi encore ! C'est une fille pas l'un des mecs d'hier, il ne faut pas qu'elle l'oubli. Même si elle n'était pas là hier, les nouvelles vont vite comme partout dans le monde de toute manière. Le commérage est le passe-temps de toute personne saine d'esprit. Ça ne m'étonne pas qu'elle fasse la fière. Elle pense surement que je suis faible et incapable de faire quoi que ce soit.

Sakura : Tu ne sais rien de mes parents ! Rien ! Alors si tu ne veux pas avoir mal tu ferais mieux de retourner à ta place.
Karin : Ce sont des menaces que tu me fais là, barbe à papa ?
Sakura : Ferme-là !
 
          La colère l'emportera toujours. Personne ne peut s'en défaire. Là, maintenant, je suis en colère. Elle m'énerve tellement que je sors l'une de mes armes et la pointe sur son front. Je fais peut-être une connerie mais je m'en fous. Je suis aveuglée par la colère... Je pourrais lui mettre une balle dans la tête pour m'avoir insultée et insulté mes parents.

Sasori : Sakura, ne fait surtout pas ce à quoi tu es en train de penser !

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Bonjour !
 
Malgré tous les doutes que j'ai eu, j'ai enfin réussis à poster la modification du chapitre 4 !
Dites-moi vos avis en commentaire !
 

Chapitre 5 21/12/2010


 
 
 
 
Chapitre V :  L'erreur qu'il ne fallait pas faire...
 
 
 
 
 
 
           Jamais je n'aurais cru en arriver à ce point-là pour une pauvre fille sans cervelle. Ma pire faute c'est d'avoir emmené mes deux bébés aujourd'hui. Les journées se passent et restent imprévisibles. Je me rends compte de mon erreur et je baisse finalement mon arme doucement. Plusieurs soupirs de soulagement se font entendre.

           Son regard était vraiment effrayé, je lui ai fait vraiment peur. Le point positif c'est qu'elle ne reviendra pas insulter mes parents avant longtemps. Sasori me tire par l'épaule. L'arme rangé, je me retourne vers tout le monde de la classe. De la peur, des personnes choquées, voilà ce que je vois. J'ai fait une énorme boulette. Tsunade va me tomber dessus je le sens.
 
Kakashi : Je suis désolé Sakura, mais là il faut que tu ailles voir Tsunade.
Sakura : Oui je sais.
Itachi : Je l'accompagne là-bas !
Kakashi : Si tu veux...
 
          Je me dirige vers la sortie avec Itachi sur les talons. Pourquoi j'ai fait ça ... ? Je pourrais avoir de gros ennuis ...
 
Karin : Bien fait !
 
          Je sers les poings. Quelle garce celle-là ! Le trajet n'est pas très long, je n'ai pas eu le temps de réellement réfléchir à mon problème. Itachi frappe à la porte et le « entrée » ne se fait pas tarder.
 
Itachi : Tout va bien se passer...
Sakura : Je ne crois pas non ...
 
          Tsunade fronce déjà les sourcils en me voyant. Ca s'annonce mal ... Son bureau est spacieux, sobre mais très accueillant. Pourtant, je préfèrerais être à des kilomètres d'ici. Jamais je ne m'en sortirais idem de cette histoire. Malgré que ce soit notre tante, elle reste plutôt sévère, c'est même pour ça qu'elle est la directrice. Il faut bien les punir les petits cons qui font des conneries. Un peu dans mon style même si je dois battre des records.

           Elle nous fait signe de nous installer sur les fauteuils devant son bureau. Ca y est c'est la fin ! J'aurais préféré qu'Itachi parte et me laisse avec la furie qu'elle va devenir dans quelques instants.
 
Tsunade : Qu'est-ce qui vous amène tous les deux ?
Sakura : Il n'a rien fait.
Tsunade : J'en conclus que c'est pour toi. Qu'est ce qui tu as fait ?
Sakura : J'ai sorti mon arme en cours en menaçant un élève avec...
 
          Je sors mes armes et les décharges devant elle. Elle est trop calme avec deux armes posées sur son bureau... La tempête approche.
 
Tsunade : Est-ce que j'ai bien entendu ?
Sakura : Oui.
Tsunade : Qui t'a permise d'emporter ces choses dans mon lycée ?
Sakura : Personne. Je voulais venir te voir pour ça.
Tsunade : Avant ou après avoir tenté de tuer une personne ?
Sakura : Tsunade, je ...
Tsunade : -Tape sur le bureau et crie- Est-ce que tu te rends compte que tu peux me faire valoir un paquet de problème ?
 
          Je garde le silence. Je sais très bien tout ça mais elle ne voudra jamais me croire que c'était poussé par la colère. Jamais.


Tsunade : Depuis quand tu te permets des choses interdites ! Tu te rends compte qu'elle pourrait porter plainte pour agression à main armée ?

Sakura : Oui.
Tsunade : Si tu le sais alors pourquoi tu le fais ?!
Itachi : Madame, si je peux me permettre, Sakura n'est pas la seule fautive ...
Tsunade : Non mais l'autre personne n'avait sans doute pas d'armes sur elle ! Je ne veux plus voir d'armes dans mon lycée !
Sakura : Mais Tsunade !
Tsunade : Je ne veux rien savoir !
Sakura : Mais je voulais m'entrainer à l'arc ...
Tsunade : Accordé, c'est bien le seul truc que tu ne pourras pas cacher de toute manière. Ne pointe plus jamais personne dans mon lycée, j'espère que je suis clair.
Sakura : Comme de l'eau de roche...
Tsunade : Comment une si jeune fille peut posséder ce genre d'arme ? On vit vraiment dans un monde de fous, ma parole !
 
          Je soupir. Je vais pour me relever mais elle m'interrompt. Qu'est-ce que j'ai fait encore ...

Tsunade : Tes armes !
Sakura : Quoi mes armes ?
Tsunade : Surveille le ton que tu emplois avec moi, jeune fille. Tu me pose toutes tes armes, tu les récupère ce soir en partant.
 
          Second soupir. Mes deux pistolets sont déjà sur le bureau, déchargés. Je me baisse et ressort un canif caché dans ma chaussure droit de moto et par mon jean. Je me lève du fauteuil. Un poing américain de ma poche arrière, un couteau papillon dans une pochette de cuir accrochée à ma taille et deux Kunaï de ma poche intérieure de ma veste. En soupirant une énième fois, je suis Itachi qui s'apprêtait à passer la porte.
 
Tsunade : J'ai dit « toutes » !
 
            Je grogne en enlevant un Push-dagger de l'une de mes poches de veste. Une fois mon tas d'armes posées sur son bureau, je me précipite, d'un pas énervé, dans le couloir. Je ne compte pas retourner en cours. Et puis quoi encore ! Je n'ai plus rien et je n'ai plus le droit à mes armes. Je sais très bien que je suis fautive mais certainement pas la seule. L'autre pimbêche rousse n'a pas d'ordre à me donner ! Je parle à qui je veux. Elle ne devrait plus m'a parler de mes parents.

            J'espère juste que Tsunade va faire tout son possible pour que je n'aie pas de plainte au cul. Sinon bye bye les armes, bye bye le permis de port d'arme et bienvenue les flics à la maison. Ce n'est pas que je ne les aime pas, disons qu'ils ne servent à rien. Ils préfèrent poursuivre des petits délits plutôt que s'intéresser aux grands méchants qui font beaucoup plus de mal aux autres. Vive la police !
 
Itachi : Je suis choqué !
 
            Je grogne. Je ne lui ai rien demandé en commençant par me suivre dans la cours.
 
Itachi : Je n'ai jamais vu autant d'armes !
Sakura : Ouais, ouais.
Itachi : Je sais que tu es énervé, ça se voit, mais on devrait retourner en classe...
Sakura : Retournes-y si tu veux, moi ça ne sera pas le cas.
Itachi : Ecoute princesse, Sasori m'a parlé de toi. Je sais que tu te sens vulnérable sans tout ton attirail de mauvaise fille mais je t'assure que tu n'as pas besoin de tout ça dans cette ville.
Sakura : C'est pourtant ici que mes parents se sont fait assassiner !
 
            Il est bouche bée devant ma réplique. Ce qui me rassure c'est que Sasori n'a pas tout dévoilé de notre vie, sinon il ne serait pas comme ça à me regarder avec des yeux aussi ronds que des billes. Je me retourne et continue mon chemin vers la pelouse en-dessous de grands chênes. Il ne m'a pas suivi. Tant mieux !

            Allongé dans l'herbe, je repense à tout ce qui s'est passé en ce si beau début de journée. Je ne suis même pas restée plus d'une demi-heure en classe. Décidément j'ai l'impression que les journées dans cette école ne seront pas normales. Rien n'est normal dans ma vie de toute façon ! Tsunade le sait très bien. Elle l'a dit : « comment une si jeune fille peut posséder ce genre d'armes ? » Elle a raison, comment j'ai fait pour avoir autant d'armes ? Une fille de mon âge serait en train de flirter avec des mecs, sortir avec ses amis et se faire belle constamment. Pourquoi je ne suis pas comme ça ?

            La réponse me vient comme un éclair. C'est lui qui m'a rendue comme ça ! C'est cet enfoiré ! C'est pour lui que je me suis inscrite dans toutes sortes de club, obtenue tous les diplômes et justificatif pour avoir des armes. C'est à cause de lui que je me force à être forte ! J'ai bafoué mon enfance pour pouvoir me venger de lui et je le ferais quand j'aurais ...
 
... : Je savais que tu ne tiendrais pas bien en cours...
 
            J'ouvre les yeux dans un sursaut et me redresse sur mes coudes. Au fur et à mesure que mes yeux s'habituent à la lumière du soleil, je remarque des habits noirs. Plus je remonte vers son visage plus je me rends compte que c'est la carrure d'un homme. La panique commence monté. Puis des cheveux rouges en batailles, un tatouage sur le front et un grand sourire nait sur mes lèvres.

          Gaara... Qu'est-ce qu'il fait là ? Il ne devrait pas être à Suna ? Il s'installe à côté de moi silencieusement et tourne son regard turquoise dans ma direction.
 
Sakura : Au lieu de me regarder, tu pourrais me dire pourquoi tu n'es pas chez toi à Suna.
Gaara : Je suis venu habiter avec ma s½ur et ma mère et puis il y a plus de choix d'études ici que dans le désert.
Sakura : Kankuro est avec toi ?
Gaara : Oui, il ne devrait pas tarder.
Sakura : Commente ça, « il ne devrait pas tarder »?  
Gaara : On a eu un peu de retard, on est arrivé que ce matin. J'ai vu ton frère dans la classe, je lui ai demandé où tu étais. Il paraissait inquiet.
 
          Je garde le silence. Je ne veux pas que mon frère s'inquiète de mon « non-retour » en classe. Itachi a dû lui expliquer, enfin je l'espère.
 
Gaara : Il m'a expliqué ce qu'il s'était passé. Quelle est la première règle que mon père t'a expliquée ?
 
          Je ferme les yeux. Son père est le président du club de tir. Voilà pourquoi je le connais et que je connais le tir par arme à feu.


Gaara : De ne jamais pointer une personne avec !
Sakura : Je sais ! Ne m'engueule pas, ça a été déjà fait !
Gaara : Mais Sakura, tu te rends compte de ce que tu as fait ?
Sakura : Oui ! C'est la plus grosse erreur de ma vie !
Gaara : Bien. C'est déjà ça.
 
           Je tourne la tête vers lui. Il a les yeux fermés, j'en fais de même. Il n'a pas l'aire d'être super énervé comme je le pensais. Je referme les yeux. Le vent souffle légèrement en faisant voler mes cheveux dans l'herbe.  
 
... : Alors Saky ! Toujours sur les nerfs ?
 
          Je ne prends même pas la peine de répondre, je sais déjà qui c'est : Kankuro. Avec mes jambes je le fais tomber au sol et me retrouve à quatre pattes au-dessus de lui. 
 
Sakura : Je vais te tuer !
Kankuro : Ce n'était pas ma faute ! Pitié !
Sakura : Pas de pitié pour ceux qui me font tomber du canapé !
Kankuro : C'était pour rire. Gaara ! Dis-lui !
Gaara : Tu te débrouille.
Kankuro : Frère indigne !
Gaara : Je m'en fous complètement.
 
            Je me mets à lui faire des chatouilles sur les côtes, ses points faibles ! Il rit en se tortillant sous moi. Son t-shirt va être propre pour la suite de la journée. Bien fait pour lui ! La dernière fois que l'on s'est vu c'était chez mes grands-parents et il a osé me pousser du canapé parce que soit disant je prenais toute la place. Je sais très bien que c'était juste dans le but de me faire rager, il adore ça. Je crois même que c'est son passe-temps préféré.
 
Kankuro : C'était il y a longtemps !
Gaara : Non, c'était la semaine dernière.
Kankuro : Merci de m'enfoncer ...
Sakura : Et puis pourquoi vous ne nous avez pas dit que vous veniez ici vous aussi ?
 
            Je continue de le torturer pour lui faire cracher le morceau.
 
Gaara : C'est à cause de lui.
Sakura : Je m'en doutais !
Kankuro : Mais –rit- c'était pour ... Pour te faire une surprise !
 
            Je ne prends pas en compte sa dernière phrase et continue de le chatouiller jusqu'à ce qu'il abandonne et s'excuse. Je me laisse donc tomber à côté de lui. Il aurait très bien pu retourner la situation grâce à ses larges épaules, seulement quand il commence à rire il ne peut plus rien faire.  La sonnerie retentie pour laisser place à la pause de dix heures, Sasori ne devrait pas tarder.
 
... : Je vois que l'on s'amuse bien ici !
Gaara : Tu les connais pourtant, Sasori.
Sasori : Oh que oui ! J'ai ramené tout le monde avec moi.
 
            Je me fige. Tout le monde qui ? Je me redresse et aperçois la quasi-totalité de la classe. Oui, effectivement, c'est tout le monde.
 
Temari : Comment ça se fait que vous vous connaissiez ?
Gaara : On s'est connu au lycée de Suna.
Temari : Vous ne m'en avez jamais parlé ...
Kankuro : Tu n'as jamais posé la question non plus.
Konan : On a quoi comme cours après ?
Itachi : On est avec Anko.
 
            Je fais tilt. Anko ? La fille sur laquelle mon frère est en pleins kiff ? Ça peut être intéressant ... Pour une fois qu'il nous parle d'une fille, je vais tout faire pour que ça se concrétise ! Pour l'instant je n'ai pas envie de bouger de cette pelouse verte, très agréable. Seconde sonnerie. Et je vois tout le beau monde que mon frère a amené avec lui partir en petit groupe.
 
Sasori : Tu viens ?
Sakura : Pas pour le moment.
Sasori : Tu as déjà loupé assez de cours.
Sakura : Un de plus, un de moins. Je ne vois pas la différence.
Sasori : Tu devrais entendre parler de Kakashi, avant la fin de la journée, pour ça justement.
Sakura : Ouais, on verra.
Gaara : T'inquiète Saso c'est pareil pour nous donc elle ne sera pas seule.
Sasori : Ce n'est pas une raison !
 
            Je me lève en grognant contre mon frère. De toute façon, nous sommes déjà en retard, que ce soit moi, Gaara, Kankuro ou lui-même. Nous nous dirigeons donc vers la salle où nous devons normalement avoir cours. La porte est fermée comme je m'y attendais.

          Anko doit être la prof d'anglais, il me semble. Comme toute prof d'anglais qui se respecte, elle doit être calme et avec aucune once d'autorité. Ce genre de prof qui ne nous fait jamais faire des choses extraordinaires. Je dirais même des trucs que la plupart du temps ne nous servira à rien dans la vie active. Pourtant, ces cours sont obligatoires, bizarrement c'est la matière que je déteste le plus. Kakashi n'aurait pas pu tomber d'une autre prof qui a une autre spécialité ?

          Nous restons plantés devant la porte en se lançant des regards pour connaitre la personne qui va oser toquer à la porte. Vite impatiente, je l'ouvre sans prendre la peine de toquer comme il se doit d'être fait.

          Une jeune-femme brune se trouve alors devant toute la classe. Elle est jolie ! Kakashi gagne des points. Au moins ce n'est pas une vieille taupe comme on pourrait imaginer une prof d'anglais. Simplement habillée d'un tailleur noir, elle nous regarde en fronçant les sourcils. Oh ! On pourrait presque imaginer qu'elle a du caractère.

          Je n'ai pas le temps de poursuivre mon analyse qu'elle nous lance un objet non-identifié. Objet de j'attrape et lui relance immédiatement. C'était la brosse du tableau et elle ne fait même pas un geste pour la rattraper. Elle a l'aire choquée de mon agissement mais tant pis, on aurait pu se le prendre en pleine face !
 
Sakura : C'est comme ça que vous accueillez vos élèves ?
Anko : Vous êtes en retard.
Sakura : Et alors ?
Kankuro : C'est bon Saky, laisse tomber. Nous sommes désolé madame, nous sommes nouveaux avec mon frère et ils nous expliquaient quelques trucs.
 
            Elle nous fait seulement un geste pour nous faire comprendre d'aller à nos places. Son regard nous fusille jusqu'à ce que nous sommes installés. C'est plus fort que moi je dois faire une allusion à mon frère.
 
Sakura : Je ne sais pas ce que mon frère vous trouve...
Anko : Votre frère ?
Sakura : Kakashi.
Anko : C'est votre frère ? Vous ne vous ressemblez pas ...
Sakura : Peut-être mais c'est quand même mon frère et j'ai quelques questions à vous poser.
Anko : Vous dérangez le cours.
Kankuro : Ca, voyez-vous je pense qu'elle s'en fiche.
Anko : J'ai entendu parler de vous mademoiselle Haruno.
Sakura : En bien j'espère.
Anko : Pas vraiment, non. Il parait que depuis hier, vous n'arrêtez pas de déranger les cours de votre frère.
Sakura : Les retrouvailles, que voulez-vous.
Sasori : Sakura ...
Sakura : Quoi ?
Sasori : Tais-toi !
Sakura : Je voulais juste savoir si notre frère l'intéressait, c'est tout ...
 
            Du coin de l'½il, je l'a vois rougir. Si j'en crois ce que je vois, c'est que la réponse est positive. Peut-être une belle-s½ur en vue ? Je souris et m'affale sur mon bureau. J'ai ma réponse, elle peut reprendre son cours. Quelques secondes plus tard, elle revient à la réalité et ne me dit rien. Elle reprend son cours là où elle l'avait laissé avant que nous rentrions dans la classe.

            Son cours ne m'intéresse pas. Elle change peut être des autres professeurs à cause de son caractère mais ses cours ne sont pas moins ennuyeux. Je ne comprends rien en Anglais et ce n'est pas maintenant que ça va arriver. Avant de fermer les yeux, je vois Sasori faire la même chose. C'est dans les gênes de ne pas aimer l'anglais !

            Avec un peu de chance, ce week-end Gaara et Kankuro vont venir à la maison. Enfin de l'animation qui s'annonce ! C'est sur cette pensée que je m'endors comme un bébé.
 
 

 
C'est la sonnerie qui me réveille en sursaut. J'en viens même à me cogner le genou dans la table. Anko me regarde bizarrement avant de prendre la parole.
 
Anko : Je vois que mon cours vous intéresse beaucoup !
Sakura : Bien sur vous ne le voyez pas ?
Anko : Sortez d'ici. Fichez le camp, je ne veux plus vous revoir avant le prochain cours.
Sakura : Avec plaisir.
 
          Je vois qu'elle sourit malgré elle, je lui souris en retour. Je l'aime bien quand même. Kakashi ne pouvait trouver mieux ! Je suis fière de lui, enfin une fille qui a de l'assurance. Sa confiance en elle m'éblouie ! Je voudrais avoir autant confiance en moi qu'elle. Elle forte, elle ne se laisse pas faire.

          Nous sortons et c'est le bonheur absolu. Pas parce que c'est la fin de son cours non, mais parce que c'est l'heure de manger. Je n'arriverais même pas à décrire correctement à quel point j'ai faim.
 
Temari : Enfin l'heure de manger !
Sakura : J'ai super faim !
Temari : Un point commun alors –sourit-
 
          Elle se met à courir. J'imagine que c'est pour aller à la cafétéria alors je la suis.  Plusieurs personnes sont bousculées par notre faute. Franchement ? On s'en fout ! Ce qui nous intéresse toute les deux c'est d'arriver dans les premières et manger tout ce qu'on peut afin de remplir nos estomacs. J'aime manger, ce n'est pas de ma faute ! Je vois enfin la porte de la cafète. Le bonheur du moment va se réaliser !

          Juste avant de franchir les portes, Kakashi surgit de je ne sais trop où. Son air énervé me montre que je vais m'en prendre encore plein mon grade.
 
Kakashi : Comment tu as pu rester dans la cours et ne pas revenir après ton passage dans le bureau de Tsunade !

            Ce n'est même pas une question. Il me met son reproche bien en vue. Cependant, je ne suis pas la seule fautive dans l'histoire. Il aurait très bien pu intervenir bien avant et je n'aurais pas eu tous ces problèmes.
 
Sakura : Si tu avais remis cette garce en place bien avant, je n'aurais pas été forcée de faire ce que j'ai fait !
Kakashi : -soupir- Ne me remet pas la faute sur moi. Depuis quand ma petite s½ur se trimballe avec toutes ces choses sur elle ?
Sakura : Tu le sais très bien !
Kakashi : J'aurais dû venir avec vous à Suna ...
Sakura : Qu'est-ce que ça aurait changé ?
Kakashi : J'aurais  dû, tout d'abord, t'apprendre les bonnes manières !

 
            Les autres arrivent au fur et à mesure. Ils s'entassent autour de nous alors que ça ne les regarde même pas ! Cette journée c'est vraiment la pire ! Je me fais engueuler pour tout et n'importe quoi. J'essaye de faire comme tout le monde sur cette planète, se faire remarquer par le plus de personnes possibles et on me le reproche. Ce n'est pas ce qu'est censé de faire un adolescent ? Se faire remarquer ?
 
Kakashi : On continuera la conversation plus tard.
 
            Je ne réponds pas et reprend ma route vers la nourriture en compagnie de Temari. Elle ne sait plus quoi dire après ce qu'il s'est passé, je la comprends bien. Il m'a presque coupé l'appétit !

            Les bonnes manières... Je les connais les bonnes manières mais je les perds devant les personnes qui me déplaisent au plus haut point. C'est vrai ... J'aurais dû prendre le cas de cette Karin avec plus de maturité et de calme. C'est de mes parents qu'elle a parlé ! Je ne peux pas laisser ça passé, je ne peux même pas l'imaginer !
 
Gaara : Eh bien alors ? Elle est passé où la petite fille qui ne voulait pas d'ennuis ?
Sakura : Je ne suis plus une petite fille !
Gaara : C'est ce qu'on voit.
Temari : Laisse-là un peu tranquille, Gaara. Elle a eu assez d'emmerdes pour aujourd'hui.
Kankuro : Tu devrais te faire toute petite pendant un certain temps Saky.
Sakura : Je ne veux plus être transparente, je ne veux plus avoir peur !
Gaara : Tu ne l'es pas, c'est juste que tu as beaucoup changé en seulement quelques jours.
Kankuro : J'aimais bien la Saky d'avant.
Sakura : Je suis toujours la même, c'est juste que je veux vivre comme une fille normale.
Temari : Tu es une fille tout à fait normale, je t'assure.
 
           Je remercie d'un sourire Temari qui me défend alors que l'on ne se connait absolument pas.  Après nous être servis en nourriture, nous nous installons à une table en attendant les autres ce qui comprend pour moi seulement Itachi, Sasori et peut être les amies de Temari. En pensant ça je me suis plantée bien comme il faut. Le groupe d'amis de mon frère sur une table non loin de nous étant donné que l'on ne logerait pas tous. Néanmoins, j'avais oublié que le groupe d'amis de Temari comprenait un grand nombre de garçon, que je ne connais absolument pas. Je retrouve tout de même le frère d'Itachi, qui se contente de me fixer ainsi que Shikamaru.
 
Temari : Je peux te présenter les garçons où tu veux que l'on se mette sur une autre table ?
 
          C'est le moment de ne pas faire sa mauviette. L'expérience d'hier ne recommencera pas. Je dois être forte. Je lui fais signe qu'elle peut commencer les présentations.
 
Temari : Tu es sûre ?
Sakura : Oui.
... : Merci de nous donner notre chance ! Tu vas nous adorer !
Ino : Lui c'est Naruto.
Naruto : Salut ! Je suis content de pouvoir enfin te parler.
 
          Son air joyeux me fait sourire timidement. Il fait encore enfantin avec son sourire gigantesque, ses yeux bleus pétillants et ses cheveux blonds en bataille. Malgré tout, sa carrure nous montre qu'il est maintenant un homme. Il me parait inoffensif.

          Les filles passent sur le brun devant lequel j'ai pleuré comme une idiote : Sasuke. Je détourne le regard sur une autre personne avant qu'il ne le remarque. Je ne détaille pas vraiment, je n'ai pas envie qu'il recommence à s'approcher de moi.
 
Tenten : Après tu as Kiba, juste ici.
 
           Elle me montre un autre garçon châtain qui mange son repas. Lorsque son nom est cité, il relève finalement la tête et m'adresse un petit signe de la main. Pareil pour lui, il ne donne pas l'impression de vouloir faire du mal.
 
Ino : Par là il y a Neji.
 
           Il ressemble étrangement à Hinata avec ces longs cheveux noirs et ces yeux gris très pale. Il ne fait que me regarder, pas un seul geste, pas un sourire. Encore un que je vais éviter pendant un certain temps. Du moins jusqu'à ce que je m'habitue à sa présence.
 
Tenten : Bon Shikamaru tu le connais donc nous passons à ...
... : Moi. Tu es une sublime créature tu le sais ?
 
          Je prends peur quand il comme à s'approcher de moi alors qu'il est normalement à l'autre bout de la table. Décidément, ce sont ceux avec les yeux noirs ainsi que les cheveux qui donnent le moins envie d'être approché.

          Avant qu'il n'atteigne sont but, soit en l'occurrence moi, Sasori qui est sur la table juste à côté lui agrippe le bras à son passage.  J'ai un soupir de soulagement. Tous les regards se sont alors dirigés dans leur direction et non plus dans la mienne. Je suis soulager que Sasori ait fait attention à moi alors qu'il est lui-même avec un autre groupe....
 
Sasori : Tu comptais faire quoi, toi ?
... : Regarder de plus près cette beauté qui est ta s½ur.
Sasori : Tu t'appelles comment ?
... : Saï.
Sasori : Et bien Saï, je vais t'expliquer quelque chose. Tu ne t'approche pas d'elle sinon ta mâchoire risque d'être en miette.
Saï : -rit- Je ne vais pas lui faire du mal.
Tenten : Saï, c'est bon va t'assoir.
Temari : Tu as très bien vu comment ça s'est passé avec Sasuke.  

          Je ne sais pas comment les remercier... Elles sont si gentilles avec moi ! L'appétit m'a définitivement déserté. Je me lève discrètement pendant qu'il se fait remonter les bretelles par les filles qui vont surement devenir mes amies aussi. Du moins je l'espère. Gaara me voit partir mais ne dit rien. Il fait juste un clin d'½il. Je sais qu'il gardera ce secret pour lui, même si les autres l'assassinent de question.

          Les larmes me montent  aux yeux malgré tout ce qu'ils font pour moi. Je n'ai pas envie que l'on me trouve belle. Je n'ai pas envie que les garçons me regardent avec envie ou je ne sais quoi dans leur regard.

           Des pas se font derrière moi. Je n'ai pas que l'on me voit encore pleurer. Je n'ai pas que l'on me suive, j'ai envie d'être seule. Je me mets à accélérer jusqu'à courir dans le couloir. Les pas se font pressants en même temps que les miens. Ce n'est pas Sasori sinon il m'aurait appelé pour dire d'arrêter de courir.  Je commence à paniquer. Et si c'était le mec de la Cafète ? Et si c'était Sasuke ?

           J'entre dans la première salle ouverte en tournant au coin du couloir. J'écoute un instant derrière la porte pour écouter les pas de celui ou celle qui me suivait. Rien. Pouf ! Comme si l'individu s'était volatilisé. Nouveau soupir de soulagement. Une bonne chose de faite si je n'ai plus personne qui me suit. L'instant de panique passé, je me tourne vers la salle dans laquelle je suis rentrée. Une immense salle remplie d'instruments de musique de tout genre. Je m'approche lentement doucement en effleurant du bout des doigts certains de ces objets.

          La musique fait partie de moi. Mon père m'a transmis sa passion pour le tir à l'arc ma mère, elle, ça a été le goût de la musique. Je sais parfaitement jouer du piano et c'est pour cela que je m'installe devant celui qui orne un coin de cette grande salle. Un grand piano à queue noir. L'abattant est ouvert afin de laisser exhiber son intérieur au monde entier. J'effleure les touches sans appuyer dessus.

          Ma mère... Mon père... Je ne me souviens pratiquement plus de leur visage. Les photos sont les seules à me les montrer, souriants, attentif à leurs enfants ou bien en train de faire ce qu'ils aiment le plus ; leur passion. Ils ont été les personnes les plus passionnées par ce qu'ils ont fait. Sasori quant à lui a hérité l'amour pour les belles voitures, la mécanique ainsi que la guitare.  Nous avons hérité beaucoup de nos parents. En revanche, Kakashi à récupérer tous les côtés sérieux de nos parents. Il a toujours été studieux et déterminé dans ce qu'ils faisaient. Les choix de mes parents ne l'ont pas autant passionné que nous. Il savait déjà ce qu'il allait faire plus tard quand nous étions tout petit alors que moi je ne sais toujours pas ce qui me plairait vraiment...

          Mes doigts appuient d'eux même sur les touches et la mélodie de la mélancolie commence.  




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Bonjour à tous et à toutes !
J'ai mis un petit peu plus de temps pour modifié ce chapitre et j'en suis désolé. Ce n'est pas la faute du chapitre mais plutôt de mes examens. Oral d'anglais que j'ai complétement foiré d'ailleurs Mdr !
Il y a tout de même une petite partie de moi dans cette fiction !
Si vous voulez être prévenu toujours le même procéder que sur l'article "prévenus".
Donnez-moi vos avis j'en raffole ! N'hésitez surtout pas, je ne mange pas et je me ferais même une joie de vous répondre.
Bonne journée ou bonne soirée !

Chapitre 6 04/01/2011


 
 
 
Chapitre VI : Débuts catastrophiques.
 
 
 
 


 


 
          Les larmes coulent en même temps que les notes flottent dans l'air. Lettre à Elise de Beethoven, lui de mes préférés. C'est aussi la première que ma mère a tenté de m'apprendre. La première fois que j'ai touché un piano, j'ai bien cru m'arracher mes oreilles moi-même tellement la performance était vraiment nulle. Nous avons bien rit toutes les deux... Plus les leçons s'enchainaient, plus je m'améliorais. Puis le drame est arrivé et j'ai mis beaucoup de temps avant de retoucher un piano. Je me sens enfin prête pour honorer la mémoire de mes parents.

          Sous le coup de l'énervement de ma facilité de pleurer pour un rien, je décide d'arrêter la mélodie en refermant les touches de leur couvercle. Je ferme les yeux un instant.

... : -chuchote- C'était très beau ...
 
          Je sursaute en entendant la vois. Je pensais être seule pourtant.... J'essuie rapidement mes joues d'un revers de la main avant de me retourner. Je n'y crois pas ! Pourquoi lui ? Pourquoi il est devant moi ? Il est sagement installer sur un tabouret assez éloigné de moi. Ne s'est-il pas approché pour ne pas me faire peur encore une fois ?

          Ses yeux noirs me scrutent de la tête au pied. Il ne rajoute rien. Je n'ose plus bouger... Sasori n'est même pas avec moi. Je suis donc seule avec cet homme qui lui ressemble tellement.

Sasuke : Continue s'il te plaît...
 
Je mets longtemps avant de réagir. Sa voix est si douce ... Bizarrement, j'obéis et ouvre le piano une seconde fois. Les notes du Nocturne opus 9, numéro 2 de Chopin partent d'elle-même. J'ai peur... Les larmes se remettent à tomber dans la seconde suivante de ma pensée. La mélodie prend alors fin. Je ne bouge plus. Je regarde seulement mes mains en suspend au-dessus des touches. Je sens son regard sur moi.
 
Sasuke : Pourquoi est-ce que tu pleures ? Je ne t'ai rien fais...
 
          Je ne laisse pas terminer sa phrase, je me lève rapidement et prends toutes mes affaires dans mes bras.

Sakura : ... Je ... je vais partir.
 
          Je regarde le sol comme une petite fille prise en faute. La porte me semble accessible en quelques enjambées, c'est faisable. Je le vois se mettre rapidement devant moi comme s'il avait prédit mon geste. Mes mains tremblent, en fait non, il n'y a pas que mes mains, tout mon corps tremble comme une feuille. Il est à plusieurs mètres devant moi et lève les mains comme pour dire qu'il ne me ferait rien.

          Je n'ai plus rien pour me protéger. C'est dans ces moments-là que j'ai envie de les avoir pour me sentir forte. Du moins, c'est ce que je pourrais espérer. Je ne suis même pas sûr de pouvoir tenir l'un de mes pistolets fétiche correctement. Toujours est-il que je me sentirais moi dénudée devant son regard.

Sasuke : Est-ce que c'est à cause de moi ?
 
          L'harmonie des notes retentissent encore en moi alors qu'il me parle. J'ai envie d'être comme ces notes qui sont libres comme l'air et qui peuvent faire ce qu'elles veulent, le bruit qu'elles veulent. Moi je n'arrive pas à être tout le temps celle que je montre en ce moment. Je n'arrive pas à être dur comme la pierre. Je suis l'eau... Calme, émotive et inoffensive. L'eau qu'il ne faut pas contrarier auquel cas elle emprisonne ses victimes pour ne jamais les laisser repartir. Je suis comme ça. Je suis la fille qui pleure pour quelqu'un qui ne sait probablement pas ce que l'un de ses membres de famille à fait à la mienne. J'emprisonne mon frère autour de moi pour qu'il soit toujours là pour moi. Je l'empêche de faire ce qu'il veut de sa vie.

           Un hochement de gauche à droite la réponse qu'il attend déjà depuis plusieurs minutes.
 
Sasuke : Alors pourquoi est-ce que tu pleures ?
Sakura : -murmure- La mélodie...
 
          Je ne sais pas pourquoi je réponds...
 
Sasuke : Qu'est-ce qu'elle a ?
Sakura : Je l'ai apprise avec ma mère...
Sasuke : Tu lui demanderas de la jouer ce soir pour ...
Sakura : Elle ... Elle n'est plus de ce monde ...
 
          Pourquoi ? Pitié qu'il m'achève et qu'on en ait terminé le plus rapidement possible... Je ne veux plus être ici ... Je ne veux plus souffrir comme c'est le cas en cet instant...  Je ne veux plus ressentir ce vide dans mon c½ur que je supporte depuis de longues années. Je chancelle tellement mes jambes sont remplies de coton...

          Je sursaute en sentant une main qui se pose sur mon épaule et qui descend le long de mon bras. Je recule immédiatement en me prenant les pieds dans le petit siège sur lequel j'étais installé il y a à peine quelques minutes.

Sasuke : Je suis désolé ...
 
          Je ne sais pas s'il est désolé de m'avoir touché ou pour l'annonce que je viens de lui faire. Le temps s'est comme arrêté depuis qu'il m'a fait sursauter la première fois.

Sakura : je dois y aller ...
 
          Je tente une nouvelle fois d'aller vers la porte en faisant un pas sur le côté. Il anticipe encore mes gestes et se place devant moi. Je lui rentre dans la poitrine. Son parfum heurte mes narines en même temps que moi sur lui. Je ne peux m'empêcher d'inspirer longuement avant de m'écarter en catastrophe. Qu'est-ce qu'il me prend ? 

Sasuke : Attend. Je ne te ferais rien... Je veux juste discuter...
Sakura : Recule !  
 
          Je vois traversé de l'inquiétude quand il regarde dans mes yeux paniqués. Il reprend la parole.
 
Sasuke : Pourquoi je te fais si peur ?
Sakura : Je n'ai pas peur de toi ...
Sasuke : Bien sûr et Shikamaru ne dors jamais.
 
         Je reste silencieuse. Je ne veux pas lui dire. Il remonte lentement sa main vers mon visage. Je ferme les yeux instantanément, prête à prendre le coup. Pourtant, ce n'est pas de la douleur que je ressens à son touché. Ses doigts glissent le long de ma mâchoire pour finalement essuyer ma joue gauche des larmes qui ont dégringolées pas plus tard qu'il y a quelques secondes.

          Le choc de cette douceur me fait rouvrir les yeux. Mes propres yeux qui s'insinuent dans les siens. La douceur de son regard me trouble. Ils ne peuvent pas être de la même famille... Il y a un problème ou alors c'est moi le problème ...
 
Sasuke : Tu n'es pas obligé de me le dire tout de suite.
 
            Il sourit. Je ne comprends plus rien. Je suis enivrée par son regard et sa douceur dans ses gestes.  Je ne sens que son contact sur ma joue, je ne sens plus mon corps.
 
Sasuke : Je ne te ferais jamais de mal. Je ne sais pas d'où vient cette peur mais personne ne te fera du mal. Je ne voulais pas te faire pleurer hier, tu sais ?
Sakura : Je ...
 
            Les mots restent bloqués. Je n'arrive plus à rien. Il faut que je me reprenne ! Comment est-ce que j'ai pu penser que c'était lui ... Rien ne me montre qu'il me fera du mal. Sa main glisse lentement le long de mon corps pour finalement cueillir ma main. Pourquoi est-ce que je le laisse me toucher ? Il n'y a que cinq hommes qui ont le droit de me toucher et ils sont tous dans ce lycée. Bien sûr je les connais depuis longtemps, pas comme lui. Alors pourquoi ?
 
Sasuke : Viens. Les cours vont bientôt commencer, les autres doivent nous chercher.
Sakura : Oui.
 
            Je n'aurais jamais cru qu'un Uchiwa pour me trainer à sa suite dans les nombreux couloirs de se lycée. On me l'aurait dit, je crois que j'aurais ris, ensuite je me serais énervée pour une blague de si mauvais goût.

Sasuke : Tu vas voir les autres sont très gentils aussi.
Sakura : Surement ...
 
          Il faut que j'arrête de tout ramener à mon passé pour le moment ou en tout cas dans ce lycée. Il est gentil. Il n'est pas comme lui... Une personne ne peut pas comprendre toute une famille. Il me hante depuis mon plus jeune âge mais il faut que je me laisse aller. C'est un risque que je peux prendre... Mon frère n'en serait que plus libre. Je l'empoisonne avec mes idées farfelues.

      Je souris légèrement en regardant la nuque de cette personne que, finalement j'aimerais bien connaitre. Il n'est pas comme les autres... Comment ai-je pus avoir peur de lui ? Je me souviens de ses paroles hier matin. Il ne cherchait pas à me faire peut mais plutôt ennuyé de me voir dans cet état. Je n'aurais jamais songé qu'un garçon de sa stature puisse se soucier des personnes qui l'entourent.  

        Alors qu'il nous dirige vers la cours, je commence à le détailler. Il semble être tout en muscle. Muscle que nous pouvons détailler à travers son T-shirt noir... Il est grand. Grand comme mon frère, si ce n'est pas plus. Je lui arrive bien en-dessous de son épaule. C'est peut être moi qui suis petite finalement ... Je ne sais pas trop quoi en pensé.
 
Sasuke : Ça va ? Tu me regarde bizarrement ...
 
           Je sursaute encore une fois. J'arrête immédiatement de le regarder. Mes chaussures sont devenues alors très jolies à mes yeux. Il me sourit. Je fonds sur place en m'intéressant une nouvelle fois à ses yeux. Je les détourne quand nous arrivons dans la cours. Les autres sont sous les arbres en s'offrant quelques rires de temps à autre. Il y a beaucoup de monde ...

         Sasori est aussi présent, l'air inquiet et se rongeant les ongles. Quant à Itachi, il lui tapote gentiment l'épaule, c'est même lui qui nous voit le premier. Avec un sourire, il donne un coup de coude dans les côtes de mon frère. Celui-ci relève la tête et jauge nos mains liées. Je m'enfuis alors dans ses bras.
 
Sasori : Je me suis inquiété ...
Sakura : Tout vas bien... je n'ai plus peur ...
 
         Il comprend rapidement ce que je viens de dire. Il m'embrasse le haut de ma tête.
 
Temari : On peut savoir ce qu'il se passe ? Sasuke ?
Sasuke : Rien. On a juste parlé tous les deux.
Itachi : Juste parler ?
Sasuke : Oui.
Itachi : Quoi ? Comment tu as fait ?
... : Comment ça comme il a fait ? Il vient juste de te le dire.
Itachi : Tu ne peux pas comprendre Deidara !
Ino : Eh ! Pour une fois que l'on voit Sasuke sourire, laissez-le.
Tenten : Oui et puis Sakura ne semble plus avoir peur.
Deidara : Oh ! Donc je peux enfin m'approcher !
 
          Je le vois faire un pas vers moi. Alors que je resserrais mes bras autour de Sasori, Sasuke posait sa main sur l'épaule du blond aux longs cheveux. C'est Itachi qui prend la parole au lieu de son frère.
 
Itachi : Si j'étais toi je ne m'approcherais pas de trop pour le moment. Il lui faut quand même du temps pour faire confiance.
Deidara : Mais vous avez réussi tous les deux en peu de temps ...
Sakura : Je ne leur fait pas encore totalement confiance, tu sais ...
Itachi : Même avec le truc que tu m'as fait chez toi.
Kankuro : Et tu as réussi à en sortir vivant ? –rit-
Itachi : Je dois bien avouer que j'ai faillis me pisser dessus.
Deidara : Quoi ? Mais il s'est passé quoi ?
Tenten : C'est vrai ça. On ne comprend rien nous.  
 
         J'ai envie de sourire pour je ne sais quelle raison. Enfin s'il y en a une ... C'est la première fois que j'ai autant de personne autour de moi, que je fais quelques choses de normal. Itachi hésite mais je lui fais signe qu'il peut le dire. Après tout je suis interdite d'armes au lycée donc ils craignent rien.
 
Itachi : Disons que Sakura peut faire peur, très peur parfois.
Gaara : Tu ne l'avais pas encore remarqué ?
Kiba : J'avoue que le coup avec Karin faisait assez flipper...
Itachi : Oui et bien le truc avec Karin, comme tu dis, je l'ai aussi vécu.
Deidara : Noooon ? Sérieux ?
Itachi : J'ai une tête à blaguer quand je dis ça ?
Deidara : Je n'y crois pas ! Elle est si petite et tu t'es fait martyriser ?
 
         Je lui jette un  regard noir ce qui le stoppe dans son rire. Je ne pense pas être si petite que ça, je ne suis pas une naine non plus.
 
Naruto : Et toi Sasuke ? Elle t'a maltraité ?
Sasuke : Non.
Sakura : Je ne suis pas méchante ! Itachi ne vous a pas tout raconté !
 
          Tous les regards se tournent vers moi. C'est sorti tout seul. Je ne veux pas passer pour la méchante dans l'histoire, j'ai l'impression d'être comme l'assassin après ... Je ne veux pas que l'on pense ça de moi. Je ne suis prête qu'à tuer une seule personne. Je ne suis pas une meurtrière !
 
Konan : Alors comment ça s'est passé après ?
Itachi : Elle déchargé sont arme et m'a dit qu'elle m'autorisait dans la maison.
Tenten : J'aurais bien voulu être là pour voir.
Sasori : Ne l'encouragez pas à sortir ses armes !
Naruto : Et toi Sasuke ? Tu nous raconte.
Sasuke : Non, je n'ai pas envie.
Naruto : Oh aller ! S'il te plait !
Sasuke : Non.
 
          Je le regarde. Il ne pas le dire pour moi ? Ou simplement parce qu'il n'a pas envie de parler ? Dans tous les cas, je l'en remercie du plus profond de mon être.
 
Deidara : En tout cas, qu'est-ce qu'elle est jolie ...
Sasori : Trop pour toi.
 
          Je ne sais pas si je dois m'en inquiéter. Je vais le prendre pour un compliment afin de ne pas créer une autre crise de peur. Je sais me défendre ! Je ne dois plus avoir peur deux. Et puis ... l'un d'eux m'a touché, c'est bien la preuve que mes efforts sont récompensés. Je ne sais pas si je le laisserais me retoucher mais au moins c'est un premier pas.

       La sonnerie retentie une énième fois dans cette journée infernale. D'après les discussions qui se forment, j'arrive à comprendre que l'on n'a pas cours tout de suite. Pourtant plusieurs personnes de notre groupe s'en vont dans différentes directions. Ils ont peut-être prévu quelque chose. Qu'est-ce que je peux bien me prévoir pour moi-même ? Je pourrais aller voir le gymnase et regarder s'ils ont du matériel de tir à l'arc. Je ne suis pas sûr d'en trouver mais ce n'est pas en restant là planter là, à les écouter bavarder, que je vais le savoir. Je chuchote mon intention à l'oreille de mon frère. Je n'ai même pas le temps de faire un deuxième pas à l'extérieur du cercle qu'il s'est formé qu'un grand brun me coupe la route.
 
Sasuke : Tu ne restes pas ?
Sakura : Je ... Euh... Non. J'ai des choses à aller vérifier avant le cours de sport.
Sasuke : Oh... Je vois. Eh bien à plus tard, alors.
Sakura : Oui.
 
          Je m'éloigne de lui presque en courant, je dis bien « presque ». Je ne veux pas qu'il pense que je m'enfuis encore de lui pour aller pleurer. Chose que je ne ferais, de toute façon, pas. Complètement essoufflée, de m'adosse à la porte, que je viens au préalable de fermer. Une immense salle, plus grande que la mienne me fais alors face. Je fais rapidement le tour à la recherche de ce que je désir. Rien. Cependant, il y a une porte au fond en face de la porte d'entrée. Je m'y engage. Les vestiaires, pour homme et pour femme, les douches, les toilettes et enfin la pièce que je recherche.

          La pièce est remplie de matériels diverses, des plots, des filets, des ballons et je pourrais en citer pleins d'autres. Je dois faire des recherches dans tout ce bazar. Je ne fais même pas un pied dans la salle que je me prends les pieds dans une barre en fer. Un nuage de poussière vol autour de moi pendant que je m'assois et évalue les dégâts. En fait ce n'est pas les autres qui me font du mal ! J'arrive à le faire moi-même comme une grande. Heureusement, rien n'a frappé ma tête. En revanche, j'ai une longue coupure sur l'avant du bras et des égratignures sur les paumes. Je préfère que ce soit mon bras qui est du mal et non ma pauvre veste que j'ai laissé à l'entrée avec mon sac. Je n'aurais jamais réussie à retrouver une veste en cuir semblable à celle-là.

          Je fais une grimace quand je remarque que du sang coule le long de mon bras pour finir par goutter sur le sol au niveau de mon coude. Bref ! Je nettoierais ça quand j'aurais trouvé ce qu'il me convient. Une fois relevée, je trouve aussitôt les arcs. Ils n'ont rien d'exceptionnel mais ça fera l'affaire pour l'instant. Après avoir choisi celui qui me convenait le mieux, je me mets à la recherche d'une trousse à pharmacie. Il doit bien y avoir ce genre de chose ici, non ? Ah ! Trouvé ! Dans les vestiaires féminins, je fais couler de l'eau sur mon bras pour enlever le sang. Le petit bandage fait, je me change avec les affaires que j'avais apportées dans mon sac.

          J'ai le gymnase pour moi toute seule, autant en profiter. Je place des petites cibles sur roulette sur chaque mur du gymnase pour en être entouré. J'évite d'en mettre devant la porte pour ne pas blesser une personne. Cependant, j'en mets de chaque côté. Le carquois placé sur ma hanche, je commence à tirer en me tournant petit à petit afin d'atteindre chaque cible. Je répète le procédé plusieurs fois pendant l'heure. Ma dernière flèche part vers le côté gauche de la porte au moment au celle-ci s'ouvre. Oups ... j'espère ne pas me faire engueuler encore pour ça ... La flèche à frôler l'épaule de Sasuke pour atteindre le centre de la cible. Son regard hébété me montre qu'il ne s'attendait pas à ce genre de chose en rentrant dans la salle de sport.
 
Sasori : Sakura ! Ce n'est pas vrai !
Sakura :  Je n'ai pas fait exprès ....
... : Bravo ! Je n'ai jamais vu une personne aussi bien tirer !
 
          C'est à mon tour d'être hébété devant l'individu derrière la classe. Une coupe au bol, un jogging entièrement vert et c'est ça notre prof ? Non ça ne peut pas être ça, il ne m'aurait pas félicité comme il vient de le faire. Pas possible ! Je m'approche du groupe en m'excusant faiblement auprès de Sasuke.  

Sasuke : Ce n'est ... Rien...
Sakura : Je ne voulais pas te faire peur ... 
Sasori : Qui n'aurait pas peur après ça !
Itachi : Je vous le dis, moi j'ai faillis me prendre une flèche et une balle donc ...
Sakura : Je n'aurais pas tiré.
 
          Je laisse le prof se présenté. C'est bien le prof et il s'appelle Gaï. Je n'aurais jamais cru qu'un prof comme ça existait. Je ne me suis même pas faite grondée ! Une réplique copie-conforme au prof est juste à côté de lui. On peut tout de suite remarquer toute l'admiration que porte cette personne pour le prof. Il y a presque des étoiles dans les yeux !

         Je soupire. Je ne ferais pas sport avec eux hors de question mais je vais quand même demandé la permission à ce professeur loufoque.
 
Sakura : Euh ... Excusez-moi ?
Gaï : Oui ?
Sakura : Est-ce que je peux continuer de m'entrainer dans mon coin ?
 
           Il ne parait pas étonné par ma demande.
 
Gaï : Tsunade m'a parlé de toi. Tu as le droit de t'entrainer lors de tes pauses et du cours de sport du mardi. En revanche, le vendredi tu fais cours avec nous.
Sasori : Elle vous a vraiment dit ça après ce qu'il s'est passé ce matin.
Gaï : Oui. Kakashi lui a un peu forcé la main en disant que ça l'aiderait à faire face aux jours de cours.
 
           C'est plutôt à moi d'être étonnée. Kakashi a fait ça pour moi ? Pourtant à la pause de ce midi il donnait l'impression d'être vraiment énervé contre moi... Bien sûr, il a raison en disant que tirer des flèches me fais du bien, pourtant je ne pensais pas qu'il irait jusqu'à le proposer à la directrice. Je sens une chose se glisser entre mes doigts. Je les retire immédiatement   quand je remarque le sosie du prof à genou devant moi.
 
Tenten : Lee qu'est-ce qu'il te prend ?
Lee : Je n'ai jamais vu une beauté pareille...
 
           Je recule. Je suis vraiment dans un lycée avec des personnes vraiment pas normales ...
 
Temari : Lee, laisse-là tranquille ! Tu vas lui faire peur !
Lee : Oh ! Je suis tellement désolé gente dame ! J'avais oublié que vous aviez peur des garçons ...
 
          Malgré son comportement bizarre, c'est le seul qui comprend réellement mon problème avec les garçons. Vraiment étonnant !
 
Gaï : Lee, arrête ça. Nous ne devons pas penser au sexe féminin avant d'avoir achevé notre entrainer.
Lee : Oh oui ! Bien compris monsieur !
Ino : Ils s'entendent vraiment bien ces deux-là.
Kiba : Oui, ils font presque peur.
Tenten : Ne dis pas n'importe quoi.
Saï : Tu dis ça parce que tu le connais depuis toute petite.
Tenten : Ce n'est pas parce que je vais faire du sport dans la salle de ses parents que je le connais parfaitement bien.
Kiba : Avoue quand même qu'il est spécial.
Tenten : Oui c'est vrai.
Konan : Il a une personnalité étonnante c'est tout. Si on le regarde bien, avoir une personnalité prononcée c'est bien aussi.
 
            Je les laisse tranquillement débattre sur le sujet de cet étrange personnage pendant que je pousse mes cibles dans un coin. Je ne veux pas les gêner pendant qu'ils font du sport, la salle est assez grande pour me créer mon propre espace. Je mets les cibles qui ne me serviront plus en ligne comme une protection. Avant tout pour que personne n'entre en trajectoire d'une flèches que je tire de l'autre côté du paravent mais aussi au cas où un flèche ricocherait.

            Alors que je suis en train de me préparer à tirer, une voix retentie dans mon dos. Je sais déjà à qui elle est... Je soupire. Cette rousse ne me laissera donc jamais tranquille !
 
Karin : Tu vas le regretter pour ce que tu as fait tout à l'heure !
 
            Je préfère l'ignorer. Je tire une flèche.
 
Karin : Tu m'écoute quand je te parle Barbe à papa ?
Ino : Karin ?
Karin : Quoi ?
Tenten : Tu n'es vraiment pas en position de parler !
Karin : Ce n'est pas des petites filles qui vont m'interdire de parler quand je le veux.
Temari : Bien. Alors regarde bien ce qu'elle a dans les mains.
 
            Elle me jette un regard noir en comprenant ce qu'elle venait de dire. Elles sont vraiment gentilles avec moi !
 
Sasori : Je suis content de toi ! Tu n'as absolument rien fait.
Sakura : Ce n'est pas l'envie qui m'en manque pourtant.
Temari : T'inquiète pas Sasori, on est là pour veiller sur elle.
Sasori : C'est gentil.
Konan : Aller vient avec nous. Laisse Sakura se faire des amies.
 
            Je le laisse s'éloigné en souriant. Encore un avancement dans mon projet. Je veux qu'il aille le plus souvent avec les nouveaux amis qu'il vient de se faire. Et puis, si j'en crois ce que les filles me disent, je ne serais pas toute seule non plus. Je suis heureuse... Une vie normale s'offre enfin à moi après tant d'année dans la haine. Elle est toujours présente en moi bien évidemment mais j'ai envie de tourner la page. Plusieurs années se sont écoulées sans que ce meurtrier ne revienne dans ma vie, dans la vie tout court même. Plus un seul signe de lui depuis. Il est peut-être temps pour moi de passer à autre chose...

            Les deux heures de cours se terminent. Quand les filles rentrent dans le vestiaire, je suis déjà complètement habillée.
 
Ino : On pourrait continuer la journée avec du shopping !
Tenten : Oui pourquoi pas ?
Temari : Très peu pour moi, et puis mes frères viennent d'arriver donc je vais les aider à s'installer.
Ino : Tant pis pour toi ! Hinata ?
Hinata : Oui. Je suis partante.
Ino : Sakura ?
Sakura : Je ...
 
            J'hésite. C'est peut-être une occasion de bien se connaitre mais je suis également dans le cas de Temari. Je viens d'arriver en ville et je ne sais pas pourquoi mais je sens que Gaara et Kankuro vont quand même venir ce soir. Une intuition peut être.
 
Sakura : Je suis dans le même cas, j'ai des choses à faire à la maison.
Tenten : On comprend, ne t'inquiète pas.
Hinata : On se fera ça un autre jour.
Sakura : Oui, bien sûr. Il n'y a pas de problème.
 
            Nous nous séparons au niveau de la grille du lycée. J'attends Sasori prêt de moto, pendant que Temari attend ses frères à côté de la grille alors que les trois autres filles se dirigent vers l'arrêt de bus.

            Mon frère fait un signe de la main à ses nouveaux amis en rigolant avant de s'approcher de moi.
 
Sasori : Bon. Matinée plutôt mouvementé mais fin d'après-midi plutôt cool non ?
Sakura : Oui, c'est vrai.
 
           Nous enfilons nos casques avec un sourire et démarrons nos motos. Il a raison. La journée s'est plutôt bien terminée, en espérant que cela continue tous les jours maintenant. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que ce ne sera pas le cas. Pour le moment, beaucoup de calme me fera du bien.

           Arrivé à la maison, je m'étale de tout mon long sur le canapé. Non, je ne dois pas rester ici ! J'ai encore pas mal de tris à faire dans ma chambre de petite fille. Alors que je monte l'escalier, je reçois un message : Gaara – « on peut passer dans la soirée ? ». Je l'avais bien dis ! Je souris et lui répond qu'il n'y a pas de soucis. La soirée va partir loin je le sens...



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Bonjour à tous et à toutes ! 

Je tiens à vous dire que j'y ai mis tout mon coeur pour la partie avec Sasuke et Sakura. J'ai même écouté véritablement du Beethoven et du Chopin pour m'inspirer. J'espères alors que c'est bien réussi ! 

Dîtes-mois tout en commentaire juste en dessous, j'ai hâte de lire vos impressions sur ce chapitre. 

Bonne journée ou soirée ! 

Chapitre 7 11/01/2011


 
 
Chapitre 7 : M'amuser avec vous ? J'adore !
 
 
          Je prépare des chambres d'ami pour les deux frères tranquillement. La musique résonne dans la pièce. Je me déhanche en mettant les nouveaux draps sur le lit. Je ne sais pas vraiment ce que fait mon frère mais j'entends du bruit à l'extérieur. Il doit préparer la terrasse. Il a bien raison, ce beau temps ne restera pas éternellement, autant en profiter.
 
          Je ne sais pas si Temari viendra elle aussi. Je ne serais pas seule à supporter les garçons comme ça... Une fois la tâche accomplis, je peux enfin me laisser aller devant la télévision. Un peu de repos avant la tempête ne fera pas de mal.

... ; Oh James ! ne part pas -pleure-
James : Ne pleure pas Claudia, je reviens dans une semaine.
Claudia : Mais c'est trop long à attendre !
 
          Ah non certainement pas une histoire d'amour. Les trucs où il faut embrasser les garçons très peu pour moi. Je pense que c'est très agréable puisque tout le monde en parle comme étant une chose extraordinaire mais dans ma condition je ne suis pas certaine d'y arriver pour le moment. L'amour peut se définir en trois catégories : L'amour pour la famille, l'amitié et l'amour passionnel. Je n'en ai pour l'instant connue que deux. D'un côté, j'ai envie de découvrir également la troisième catégorie, je ne vois que ça dans les films et dans les films rien ne se passe comme dans la réalité. Ce n'est donc pas un exemple à suivre. Je crois en l'amour. Cependant, j'ai quelques réserves sur le fait que ce soit vraiment le bonheur au point d'en mourir, de déprimer ou d'être aveugle comme le dit le proverbe. Bref, je zappe. Il me faut des preuves pour que j'y croie à cent pourcent.

.... : hum ! ah ! ah ! Oh ouiiii! Sam !

          Génial ! C'est encore mieux ! Décidément, ils veulent que je réfléchisse à ma vie sentimentale ce soir. Cette chose est bien trop intime pour moi, j'en rougie presque. Je zappe une nouvelle fois.

... : Qui vit dans un ananas sous la mer ? Bob l'éponge carré ! ...

Bob : Oh garry ! qu'est se qui se passe ?
Gary : Miaou !
 
          Bon, eh bien... Je crois que cette chaîne m'est destinée puisqu'il y a soit du sport, soit de l'amour, soit des télé-réalités bizarres.  Ce n'est pas très passionnant même si j'ai l'impression de revenir en enfance en regardant Bob l'éponge. Plus les dessins animés défiles, plus je sens mes paupières devenir lourds. Ce qui devait arriver, arriva ! Je m'endors.
 
          La sonnerie de la porte me réveille en sursaut et me fais tomber de mon canapé. Je prends deux minutes pour bien me réveiller avant d'aller vers la porte. Je me retrouve alors devant trois têtes, une blonde, une rousse et une brune. Je suis contente de voir Temari même si ma tête encore ensommeiller ne doit pas montrer la même chose.



Temari : Sakura, tu vas bien ?
Gaara : Tu fais une drôle de tête.
Sakura : Je viens de tomber de mon canapé, sinon ça va pour moi. Entrez.  
Kankuro : Tu ne pourras pas dire que c'est de ma faute cette fois.
Sakura : Kankuro ?
Kankuro : Oui ?
Sakura : Fermes-la !
Temari : Attends, regarde-moi, s'il te plait ?
 
          Elle prend mon visage entre ses doigts et tourne ma tête. Je les vois tous les trois se tordre de rire dans la seconde suivante.
 
Sakura : Quoi ? Qu'est-ce que j'ai sur le visage ?
Gaara : Disons que l'on voit que tu n'as pas fait que dormir une demi-heure...
Sakura : Non ?
 
            Je me décale pour me regarder dans le miroir non loin de moi. Effectivement, je vois une grosse marque rouge striée sur ma joue. Cette marque part du menton jusqu'au front. Super ! Et eux ne manque pas de rire devant ma tête.
 
Sakura : Oh, ça va ! Suivez-moi donc au lieu de vous moquez.
 
          Je les dirige vers l'extérieur, là où normalement devait se trouver Sasori. Où est-ce qu'il est ? En revanche je remarque de la grande terrasse couverte est propre et que de l'eau coule dans la piscine pour la remplir petit à petit. Je sors de la véranda pour aller dans le jardin. C'est là que je le vois en train de remuer de la terre.
 
Sakura : Mais qu'est-ce que tu fais ?
Kankuro : Tu veux faire un potager ?
Sasori : Non, j'enlève la mauvaise herbe au pied des arbres, ça ne se voit pas ?
Gaara : Depuis quand il a l'âme d'un jardinier ?
Sakura : Aucune idée.
 
          Nous sommes tous les quatre complètement hébétés devant le spectacle que nous offre Sasori. Un chapeau sur la tête et des fringues pleines de terre. Manquait plus qu'il se prenne pour passion les plantes ! Loin de là que c'est complètement stupide mais je n'aurais jamais pensé mon frère dans cette position.
 
Temari : C'est comme ça qu'il occupe son temps ici ? –rit-
Sakura : C'est la première fois que je le vois faire ça.
Kankuro : Bientôt, il va t'annoncer qu'il est gay.
Temari : Ne dis pas n'importe quoi, toi.
Sasori : Je te signale que je t'ai entendu !
Kankuro : Tant mieux alors !
 
            Il s'essuie le front avant de s'avancer vers nous. Il est dans un état dégoûtant !
 
Sakura : Vas prendre une douche pendant que je sers quelques choses à boire à nos invités. Et ne rentre pas avec tes chaussures dégueulasses !
Temari : Si on ne vous connaissait pas et que vous n'étiez pas frère et s½ur, on pourrait se poser des questions, tu sais ?
Sakura : Ah ...
Gaara : On les a toujours connus comme ça.
Sakura : On a dû apprendre à vivre comme des adultes très jeunes.
 
          Je dévis rapidement la conversation en leur demandant ce qu'ils veulent boire. Le temps que je revienne avec les bières fraîches, ils s'étaient installés près de la table basse sur la terrasse.
 
Temari : Il y a une chose que j'ai remarquée.
 Kankuro : Et c'est quoi ?
Temari : Gaara parle beaucoup plus !
Sakura : Je ne vois pas pourquoi tu es étonnée.
Temari : Au téléphone il n'était pas aussi bavard.
Gaara : Ce n'est pas la même chose au téléphone que dans la réalité. Je ne savais pas quoi te dire.
Kankuro : Tu ne faisais pas non plus d'effort.
Gaara : Oui et bien je n'aime pas parler au téléphone autre que les messages !
Temari : D'accord, d'accord. Ne t'énerve pas comme ça.
 
          Se chamailler entre frère et s½ur, je connais bien. Nous buvons lentement nos bières tout en discutant de tout et de rien. J'apprends à connaitre petit à petit la blonde en face de moi. Elle est vraiment différente de moi mais je pense que l'on peut s'entendre très bien. Elle aime s'amuser, aller vers les autres et discuter avec eux. En revanche, je remarque tout de même quelques similitudes. Nous avons été toutes les deux entourées de frère et non de s½ur ce qui nous rend légèrement garçon manqué par la même occasion. D'où mon bonheur de voir une moto et ma passion pour tout type d'armes et sport de combat.

          L'heure vient de faire à manger. Sans poser de question Gaara vient m'aider à la préparation du repas.
 
Gaara : Tu as fait beaucoup de progrès en peu de temps.
Sakura : J'essaie de ne pas empoisonner Sasori, en effet.
Gaara : Je ne parlais pas de ça.
Sakura : Oui, je sais. C'est extrêmement dur de changer en si peu de temps.
Gaara : Je comprends mais je pense que c'est nécessaire.
Sakura : Peut-être je ne sais pas.
 
          Je fais une petite moue dubitative qui le fait sourire. Il se remet à parler pendant que je fais revenir des légumes, préalablement coupés, dans une poêle.
 
Gaara : Je t'assure ça va te faire du bien.
Sakura : Comment tu peux en être si sûr ?
Gaara : Te sortir de ta bulle ne peut que te faire du bien. Il faut que tu arrêtes de penser qu'aux armes, tout comme le fait que toute personne dans ce monde est un danger. Tu peux faire confiance, ils ne sont pas tous des meurtriers, loin de là. Tu as bien réussi à me faire confiance ainsi qu'à Kankuro.
Sakura : Si tu te souviens bien les débuts se sont très mal passés.
Gaara : Oui, c'est vrai. Je me souviens encore de la droite de Sasori. Kankuro doit aussi se souvenir du coup que tu lui as mis bien entre les jambes.
 
          Je ris de bon c½ur en me rappelant de ce moment si terrible. Au début de mes leçons de tir, Sasori m'accompagnait tout le temps parce que je le lui demandais. C'est donc à ce moment-là que j'ai rencontré Gaara et Kankuro est deux fils du président du club. Kankuro était, et est toujours, un petit dragueur. Son frère lui ne faisait que le suivre puisqu'il s'attirait des ennuis à tout bout de champ, entre autre, il le surveillait même s'il est plus jeune. Gaara est une personne très négociatrice, il arrivait régulièrement de sortir Kankuro de situation plutôt ... Belliqueuses.

          Le jour de notre rencontre, le brun a voulu me draguer. Sasori l'a prévenu une fois avant que l'incident se produise. Mon rouquin de frère était tellement énervé qu'il n'a pas voulu écouté Gaara et l'a donc frappé. Kankuro lui pendant ce temps-là ce faisait tellement insistant que j'ai finis par le frapper également mais dans les parties sensibles. Ce coup l'a directement calmé, ce qui m'a permis d'avoir un peu plus de tranquillité pour m'entrainer.

          Pour je ne sais quelle raison, les deux garçons ont finis par se rapprocher petit à petit de nous, jusqu'à me donner des conseils pour m'améliorer au tir. J'ai quand même mis du temps avant de les accepter dans ma vie. Néanmoins, ils se sont fait une place dans mon c½ur au fil des années.
 
Gaara : Tu te plais ici ?
Sakura : C'est encore trop tôt pour le dire. J'ai eu des mauvaises impressions hier tout comme ce matin. Pourtant cet après-midi s'est vraiment bien passé.
Gaara : Temari et Sasori m'ont raconté. Je sais que c'est difficile pour toi mais ne sors pas tes armes comme ça...
Sakura : Je sais... Sasori m'a déjà fait une remontrance, et ce n'est pas le seul, alors ne t'inquiète pas.
Gaara : Oui je le sais aussi.
Sakura : Mais s'il te plait, met-toi à ma place. C'est le seul moyen de me protégé et de me rassurer.
 
          J'ai complètement arrêté ce que j'étais en train de faire pour me tourner vers lui avec un regard que je veux sérieux. C'est à ce moment-là que Temari entre dans la cuisine. Elle s'installe sur l'un des tabourets.
 
Temari : Contre qui veux-tu te protéger ?
Sakura : Euh... Je ...
Temari : Tu sais, c'est en nous faisant confiance que l'on pourra te protéger comme il faut et te rassurer quand tu en as besoin.  
Sakura : Ce n'est pas si facile.
Temari : Oui, c'est vrai. Ne t'inquiète pas avec le temps, tout va s'arranger.
 
          Elle me fait un clin d'½il avant de repartir vers le salon. De brefs instant plus tard, je prépare la table et les appelle puisque tout est prêt, au passage je remercie Gaara pour son aide.

       Après avoir mangé et discuté de tout et de rien, une question se pose : Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
 
Sasori : Films ?
Sakura : Il y a rien de bien ce soir, que des séries débiles.
Kankuro : Jeux vidéo ?
Sasori : On va battre les filles à chaque fois
 
          Alors qu'il se met à rire, avec Temari nous nous regardons un instant avant d'avoir la même lueur de sadisme dans les yeux.
 
Temari : Je sens qu'il va falloir creuser des trous ce soir, Sakura.
Sakura : Trois exactement. J'ai tout ce qu'il faut dans le cabanon de jardin.
 
         C'est au tour des garçons de se regarder. C'est Sasori qui déclenche l'alarme en criant un «  Courrez les gars ! ». Nous les laissons filer. Préparer un plan est tout aussi important que de combattre. Une stratégie de pointe est obligatoire quand nous sommes inférieures aux ennemis. Nous hochons toutes les deux les têtes au même moment pour dire que nous avons compris.

          Etant donné qu'ils sont tous partis à l'étage, cela va nous faciliter la tâche. Oh ! Ils n'ont vraiment pas réfléchis ! Finalement ils ne sont pas vraiment intelligents, c'est la seule chose que je peux dire... Une grosse bosse est formée en-dessous de la couette. Kankuro est réellement visible sous le bureau de mon frère. Et pour finir le meilleur qui est planqué derrière le rideau, que je désignerais comme étant un rouquin se prénommant Gaara. Je fais signe à Temari de ne pas bouger du couloir pour qu'elle puisse les intercepter à leur sortie. Quelques pas de loup pour aller jusqu'au lit, un cri digne d'une guerrière et un saut sur le lit et donc sur mon frère plus tard, la guerre commence. Sasori se plaint d'avoir mal mais je fais la sourde oreille en enlevant la couverture.


Sasori : T'es lourde Rondoudou !
Sakura : Je ne te permets pas !  
Sasori : ça, figure-toi que je m'en fous complètement.
Sakura : Enfoiré ! Puisque c'est ça ...
 
         Je prends le coussin qui est juste à côté afin de le frapper avec. Il rit et Kankuro par la même occasion.
 
Sakura : T'inquiète pas Kankuro, c'est bientôt ton tour ! Tu te caches vraiment mal !  
Kankuro : Dit, tu me relaisse  me cacher ? Ca ne comptait pas !    
       
          Je fais style de réfléchir pendant que Temari se cache dans le couloir, puis j'hoche la tête.
 
Sakura : Tu as cinq minutes.
Kankuro : Pas de problème après tu m'appelleras le roi de la cachette, je te jure !
Sakura : Temari à toi !
 
        Il ne fait même pas un pas dans le couloir qu'il se retrouve plaqué au sol par la blonde qui est également sa s½ur. Je souris. Elle a vraiment de la force. Son frère fait sans nul doute le double d'elle et elle a réussi à le coucher sur le sol sans beaucoup de difficulté.

Sakura : Pas mal !  
Temari : Merci.
 
          Je lui lance un oreiller et elle se met à le marteler comme je le fais. En revanche, le troisième passe la tête sur le côté du rideau pour voir ce qu'il se passe. Il faut que j'agisse vite. J'enroule le drap autour de Sasori avec beaucoup de difficulté puisqu'il se débat mais j'arrive tout de même à faire des n½uds pour l'immobiliser.
 
Sasori : Détache-moi !
Sakura : Pourquoi est-ce que je ferais ça ? Pour que tu te venge ?
 
          C'est à ce moment que Gaara décide de courir vers la sortie. Je lui saute sur le dos. Je rigole à en mourir tellement la situation est drôle. Sasori est en train de se contorsionner dans l'espoir de se libérer, Kankuro se fait martyriser par le coussin que Temari n'arrête pas de lui balancer dans la tête et moi j'essaie désespérément de rester accrocher au dos de Gaara qui bouge dans tous les sens. Et nous sommes pour la plupart majeur ! Ça promet pour plus tard !
 
Sasori : Pitié Sakura, je vais finir claustro à force !
Sakura : Tu ne vois pas que je suis occupée ?
Sasori : Les gars, laissez-vous terrasser pas les démones. Pitié !
Kankuro : Non ! Jamais !
 
          Gaara se laisse tomber sur le lit. Le visage contre le matelas, il lève les mains pour montrer sa soumission.
 
Gaara : Je suis mort, j'abandonne.
Kankuro : Ne me laisse pas tout ...
Temari : Rends-toi ou je t'assomme pour de bon !
Kankuro : Ça va, ça va ! Arrête de me frapper !
Temari : Prononce les mots.
Kankuro : J'abandonne vénérable s½ur.
Sakura : On va vous libérer ...
 
          Soupir général de la part des garçons.
 
Sasori : Oh oui ! Enfin !
Sakura : Mais ...
Kankuro : Je ne sais pas pourquoi, je sens que c'est un truc de merde.
Temari : Ferme-là ! –lui met un coup de coussin-
Kankuro : Eh ! J'ai dit que j'abandonnais !
Temari : Alors sois gentil avec tes gardiennes.
Kankuro : J'ai rien dit de méchant ...
Temari : Mais vas-tu te taire et la laisser terminer ?
Kankuro : Ok, ok !
Sakura : Je disais donc qu'il faut, dans un premier temps, que vous nous promettiez que vous ne ferez pas de vengeance.  
Gaara : Ok, on promet mais s'il te plait, descends de mon dos ...
 
          Je lui saute légèrement dessus pour le faire taire.
 
Sakura : Dans un second temps, vous devez avouer que nous sommes plutôt fortes pour des « filles » comme vous dites.
Gaara : Il n'y a pas photo ...
Sasori : Ne dis pas n'importe quoi ! On est fort nous aussi, on les a juste laissé gagner.
Temari : Mais oui, c'est ça.
Sakura : C'est la meilleure !
 
            Je saute une nouvelle fois se le dos de Gaara pour l'entendre se plaindre tout d'abord, mais aussi pour le faire avouer, ce qu'il fait sans tarder.
 
Gaara : C'est bon, c'est bon ! Au nom de tous les soldats de notre bataillons, nous avouons que vous êtes plus fortes que nous tous réunis.
Sakura : Je n'en attendais pas moins.
Temari : Cool !
 
            Après avoir libéré tout le monde, nous nous étalons de tout notre long sur le lit, complètement épuisé par l'effort. J'ose regarder l'heure sur le réveil placé sur la table de chevet. J'hallucine ! Si tard ! J'ai l'impression que nous avons guerroyé pendant seulement quelques minutes mais c'est une heure et demi qui s'est écoulée.
 
Sakura : Eh bien la guerre à durée plus longtemps que je ne le pensais.
Sasori : On peut peut-être se reposer devant un film maintenant.
Kankuro : Bonne idée !
Sasori : Je fais du popcorn ?
Sakura : Je n'aime pas ça mais les autres en voudront peut-être.
Gaara : Va pour du popcorn, on adore ça !
 
          Alors qu'il va préparer le fameux popcorn, nous nous installons dans le canapé pour l'attendre. Quand le film se termine, il est vraiment très tard. Je m'endormais sur l'épaule de Gaara quand le générique final a sonné.
 
Sasori : Kankuro réveille-toi ! Sakura a préparé des chambres pour vous.
Temari : Ah ! Il était génial ce film !
Kankuro : Tu es bien la seule à être en forme.
Temari : J'ai l'habitude de me coucher tard.
Gaara : Dis plutôt que tu es une pile électrique sur patte.
Temari : Peut-être bien aussi.
 
          Nous la laissons rire un instant avant de bouger de ce canapé super confortable où je pourrais finir ma nuit. Je montre les chambres de nos invités avant de moi-même aller me changer et de me mettre au lit. La journée s'annonce longue demain surtout quand on se couche tard. Bref, ce n'est pas le moment de penser à ça, il est temps de dormir sinon demain va être encore plus horrible.
 

Lundi 6 Septembre : 7h34 : Maison Haruno

 
         Mon monde calme et magnifique est vite cassé par des cris. C'est alors que je me réveille en sursaut. Les cris ne venaient pas de mon rêve mais plutôt de mon frère qui est en train de me secouer comme un prunier.

Sasori : Oh ! Tu te réveilles ! Tu vas être en retard.
Sakura : Lâches-moi Sasori, j'ai un réveil pour ça.
Sasori : Et bien il me semble que tu l'as cassé avant-hier.
Sakura : Tu aurais pu tout simplement me dire d'en racheter un quand on faisait les courses.
Sasori : Déjà, pour qu'il soit explosé le lendemain, ce n'est pas la peine de dépensé de l'argent pour ça.
Sakura : Mouais. Mais il y a quand même d'autre manière de réveiller une personne.
Sasori : Ouais, c'est bon commence pas.  
Sakura : Il faut bien commencer un jour -sourit-
Sasori : Vas prendre ta douche et dépêche-toi.
Sakura : Oui, oui.
 
        Alors qu'il part de ma chambre, je me remets en position horizontale. Pas dans le but de me rendormir mais surtout pour me réveiller correctement. La nuit a été  courte une nouvelle fois donc je préfère me dépêcher par la suite et prendre deux petites minutes pour me motiver à sortir de la chaleur de mon lit. Je m'étire tranquillement avant de prendre la direction de la douche, histoire d'achever ma nuit une bonne fois pour toute. Mes vêtements sont quasiment identiques aux autres jours, c'est-à-dire, un slim noir, un débardeur noir, mes chaussures de moto noires et ma veste en cuir noir. Je prends mon casque et mes clefs avant de descendre pour prendre le petit-déjeuner.
 
Sakura : Ils sont partis ?
Sasori : Oui ils viennent juste. Ils n'avaient pas emmené leurs affaires de cours.
Sakura : Les boulets.
Sasori : Qu'est-ce que tu veux, tout le monde n'a pas le cerveau des Haruno !
Sakura : Ah, parce que tu as un cerveau, toi ?
Sasori : Ha. Ha. Ha. Très drôle ! Je suis mort de rire comme tu peux le voir.
 
          Je souris et croque dans une belle pomme verte et brillante.
 
Sasori : Tu ne veux pas manger autre chose ?
Sakura : J'aime les pommes.
Sasori : Oui mais tu es très maigre et je n'ai pas envie que tu fasses un malaise parce que tu n'as pas assez mangé le matin.
Sakura : Ce n'est pas toi qui disais que j'étais lourde hier ?
Sasori : Franchement, tu ne vas pas t'arrêter à ça quand même ?
Sakura : Mais non. C'est juste que ça me suffis pour le matin.
 
          Il fait une tête de doute mais prend quand même son casque pour ensuite se diriger vers la porte d'entrée. Je le suis et met mon casque. J'enfourche ma bécane et en moins de deux nous nous retrouvons devant le lycée. C'est en traversant la cours que je remarque que tout le monde nous regarde. Pourquoi ? Aucune idée et il est possible qu'on ne sache jamais.   


Sakura : Pourquoi tout le monde nous regarde ?
Sasori : Parce qu'on est trop beau, pardi !  
Sakura : Mais oui c'est ça.  
Sasori : Tu n'es pas moche et ce n'est pas le frère qui parle mais le mec. Il ne faut pas que tu t'étonnes que pas mal de mec te reluque.
Sakura : Je ne veux pas être regardé.
Sasori : Ca, malheureusement, tu ne peux pas l'empêcher.
Sakura : C'est sûr qu'avec les poches que l'on a sous les yeux, on est beau.
Sasori : Oh arrête un peu de râler !
Sakura : Je ne râle pas.
Sasori : Bien sûr.
 
          Dans le silence le plus complet, nous montons rejoindre notre classe au deuxième étage. Tout le monde est déjà quasiment présent et je retrouve facilement la blonde qui m'a aidé à mettre hors d'état de nuire trois mecs bien plus musclés que nous.

Temari : Salut ! Désolé d'être partis plus tôt ce matin.
Sakura : Ça ne fait rien ne t'inquiète.
Tenten : Comment ça ce matin ?
Temari : Les garçons m'ont emmené chez Sakura et on a dormis chez elle.
Naruto : Quoi ? Tu as été chez Sakura ?
Sasuke : Ne crie pas Naruto.
Shikamaru : Oui pas de si bon matin.
Temari : Oh, c'est bon. Il faut se réveiller des fois.
Shikamaru : Tais-toi, femme.
Temari : Je ne te permets pas !
Ino : Ça va, ça va. Calmons-nous.
 
          Je suis un  peu en retrait. Je n'arrive toujours pas à m'approcher suffisamment de ces garçons qui pourtant vont surement faire partis de ma vie à partir de maintenant. Je scrute le brun. Les épisodes de la salle de musique me reviennent en tête. Les sensations sont de retour et je n'arrive plus à décrocher mon regard de son visage.

          Je secoue la tête comme pour faire partir ces idées farfelues. Ce n'est pas le moment de repenser à ça.
 
... : Ça ne va pas, princesse ?
 
          Je sursaute. Je sais déjà qui sait. Il n'y a qu'une seule personne à m'appeler comme ça. Pourtant, le groupe que mon frère a rejoint était plutôt éloigné il y a deux secondes. J'étais tellement obnubiler par son frère que je n'ai même pas fait attention qu'ils s'étaient rapprochés.
 
Sakura : Oui... Oui ça va. Merci.  
Ino : Alors vous avez fait quoi hier ?
Temari : On a rétamé les trois mecs avec Sakura.
Kiba : Comment ça ?
Temari : Une petite bataille, de rien du tout. –rit-
Tenten : C'est pour ça que vous avez tous l'air fatigué ?
Temari : Je ne suis pas fatiguée !
Shikamaru : Tu devrais parfois, ça nous ferait du bien.
Temari : Ferme-là toi !
Shikamaru : -sourit- Je ne crois pas, non.
Tenten : Vous allez arrêter un peu tous les deux ?
Shikamaru : Tout dépendra d'elle.
Temari : Tout dépendra de toi, tu veux dire ?
Ino : Ça suffit ! Est-ce que l'on peut avoir une conversation sans chamaillerie de votre part ?
 
          Temari râle un peu dans sa barbe pendant que Shikamaru à un superbe sourire en coin. Suspect tout ça. Il ne fait que la regarder, il cache quelque chose. Je vais attendre un peu encore avant de lui parler, histoire d'être sûre de ce que je peux avancer.
 
Kiba : Comment vous avez pu vous laissez battre par deux filles alors que vous étiez trois ?
Neji : Ils se sont laissé faire.
Temari : Non ce n'est pas vrai ! C'est juste qu'en cachette, ils sont justes trop nul !
Kankuro : Hé ! On n'est pas nul !
Sakura : Bon alors, disons que vous n'êtes pas des génies.
Kankuro : On a suivi Sasori, on ne connait pas la maison.
Sakura : T'essais de me faire croire ça ?
Kankuro : Et alors ? Je dis la vérité
Gaara : C'est vrai que votre maison est immense.
Kankuro : Ah ! Tu vois !
Sakura : Oh non pas toi aussi, Gaara...
Gaara : Que veux-tu, je ne suis pas infaillible.
 
           Il hausse les épaules et je souris comme la plupart de notre cercle à vrai dire.
 
Kankuro : La vengeance n'en sera que plus terrible !
Temari : Non vous avez promis !
Sasori : On n'a pas parlé de durée de la promesse.
Hinata : Pour qu'elles raisons vous avez fait ça ?
Temari : Ils nous ont sous-estimés sur les jeux vidéo.
Ino : C'est tout ?
Temari : C'est déjà pas mal.
Sakura : La bataille nous a quand même bien occupés pour la soirée.
 
         La sonnerie retenti au même moment que je finis ma phrase. Je ne sais même pas encore quel cours ont a. Après tout on n'a même pas finis la semaine donc je ne connais pas encore mon emploi du temps par c½ur. Enfin... Je ne le connaîtrais pas avant plusieurs semaines même.

Sakura : On a quoi ?
Tenten : Physique.
Sakura : Oh non ...
 
          Encore un cours que je n'ai pas... Je n'ai pas vraiment de raison valable pour celui-là, ça ne veut juste pas rentrer dans mon cerveau. C'est si compliqué aussi. Il n'y a que les intellos qui y arrivent dans cette matière.

Temari : Je n'ai vraiment pas envie de rentrer dans cette salle.
Ino : Tu y seras bien obligée de toute façon.
Kiba : Ce n'est pas la matière qui m'embête ...
Naruto : Orochimaru est juste horrible.
Temari : On énervera un peu Sakura et elle lui demontera la gueule.
Ino : C'est une bonne idée.
Sakura : Comptez pas sur moi, je ne fais plus rien j'en ai marre de me faire réprimander à chaque fois. Et puis qu'est-ce qu'il a ce prof ?
Kiba : Rentre et tu verras.
 
          C'est la première fois qu'il m'adresse réellement la parole sans qu'il n'y soit invité par une autre personne. Il n'a pas été agressif, il a même été sympa avec son sourire en coin. Je ne bouge pas.
 
Sasori : Bon tu bouges Rondoudou ?
Sakura : Pardon ?
Ino : Tu es juste devant la porte et le prof passe par la salle des profs de science, donc il est déjà dans la classe.
Hinata : Il va ... nous tuer.
Kankuro : Mais non, mais non
 
          J'entre alors dans la salle sans toquer, après tout, les cours viennent juste de commencer donc il n'a rien à dire.
 
Orochimaru : Vous êtes en retard !
 
          Je me tourne vers la voix qui vient de s'élever. J'écarquille ensuite les yeux. Ce n'est pas vrai ! Des longs cheveux noirs, des yeux jaunes et des cernes violacées sous les yeux... C'est bien lui. J'ai la réponse maintenant du pourquoi je n'aime pas la physique et c'est aussi en partie à cause de lui. Puisque je ne comprenais rien dans son cours dans mon ancien lycée, je ne faisais pas grand-chose pour que mes notes s'améliorent et puis un jour alors que l'on sortait de son cours, il m'a prise à part. Chose qu'il n'aurait jamais dû faire. Avec ses paroles plus que rabaissantes, je me suis énervée. Je lui ai tellement dit des choses moches sur son travail que la semaine d'après on ne l'a plus revu. Je ne sais plus exactement ce que je lui ai dit mais en tout qu'il a carrément quitté le lycée. Bon, j'avais aussi jeté son serpent par la fenêtre mais c'est un détail ! Il nous saoulait tellement avec son serpent, je n'ai pas pu résister.

Orochimaru : Vous !
 
          Son visage montre tout de suite des signes de peur. Il s'approche alors du vivarium prêt de la fenêtre.

Oroshimaru : Oh non pas vous, je vous préviens vous ne touchez pas Sophia !
Sakura : Oh, elle n'est pas morte ?
 
          Il se met carrément devant son python en écartant les bras pour me le cacher. Il faut qu'il se calme. Je n'ai pas peur des serpents mais je n'irais pas toucher son serpent non plus. Il ne faut pas abuser. Il pèse une tonne son python. En revanche, celui à coté est plus petit ...
 
Oroshimaru : Ne vous approchez pas !
Sakura : On va prendre Maurice, dans ce cas !
 
            Même si je ne me souviens pas complètement de la conversation, je sais qu'il m'a dit des choses blessantes. Je ne cèderais pas, je ne me laisserais pas faire par ce prof de physique fana des serpents. Je sens les ennuis arriver ... Quoi que. J'empoigne le serpent par la tête et j'ouvre la fenêtre. Je vois Sasori commencer à rire. Il connait forcément l'histoire, je ne peux rien lui cacher de toute façon.
 
Sakura : Tu sais quoi Martin tu vas apprendre à voler.
Oroshimaru : Non ! Tout ce que vous voulez mais pas ça !
Sakura : Tous ce que je veux ?
Oroshimaru : Oui tout !
Sakura : D'accord ... Donc... premièrement, vous ne dîtes rien de ce qui s'est passé à la directrice. Deuxièmement, vous me foutez la paix dans votre cours et pour finir vous me mettrez des bonnes notes. 
Orochimaru : Oui. D'accord. Mais relachez Maurice... S'il vous plait.
Sakura : Bien.
 
          Je remets Maurice dans sa boite de verre et part prendre une place au fond de la salle. Les autres me suivent, les yeux comme des billes sauf Sasori, Gaara et Kankuro qui rit à gorge déployée.
 
Ino : Je n'y crois pas !
Tenten : Tu connais ce prof ?
Sakura : Oui.
Kiba : Mais comment ça se fait qu'il est peur de toi ?
Sakura : J'ai balancé Sophia par la fenêtre dans mon ancien lycée.
Itachi : Sérieux ?
Sakura : Oui.
Deidara : Je n'en crois pas mes yeux.
Kiba : Comment tu l'as dressé, Orochi-des-bulles !
Sasori : Il lui va bien ce surnom.
Kiba : Ma création !
Sasori : Bien joué !
 
          Il se tape dans la main en riant une nouvelle fois. Orochi-des-bulles, comme ils le surnomment, a déjà commencé son cours. Il ne fait même pas de remarque sur nos bavardages. En même temps, il ne doit pas faire de faux-pas s'il ne veut pas voir son serpent faire un vol plané.

          Moi qui voulais rester discrète aujourd'hui, je vois bien que c'est raté. Je me laisse emporter dans mes bras en les écoutant bavarder sur le prof. Rien que je ne sache déjà et puis Kankuro est en train de leur raconté mon histoire avec Orochimaru. Je ne vois donc pas l'utilité de rajouter quelque chose. Je finis par finir par fermer les yeux et Morphée fait le reste.
 
 
          La sonnerie me réveille en sursaut. Décidément, je n'arrive vraiment pas à suivre les cours en ce moment.
 
Temari : Du calme, prend le temps de te réveiller.
Sakura : Pardon.
Temari : Je ne vois pas pourquoi tu t'excuses.
Sakura : Les deux heures sont finis ?
Ino : Oui. Tu ne t'es même pas réveillée pour la première sonnerie.
Hinata : Tu n'as vraiment pas assez dormis cette nuit.
Sakura : Pourtant je ne me sentais pas fatiguée à ce point-là avant de rentrer.
Tenten : Ne t'inquiète pas, ça arrive.
Temari : Surtout à Shikamaru...
Shikamaru : Qu'est-ce que j'ai fait encore pour que tu t'en prennes à moi ?
Temari : Je ne m'en prends pas à toi, je dis juste que tu dors beaucoup sans entendre ce qui t'entoure.
Shikamaru : Mouais.
 
          Alors que Temari allait répliquer, Tenten se met entre les deux pour les calmer avant que ça ne dégénère une nouvelle fois. C'est impressionnant le nombre de fois qu'ils s'embrouillent tous les deux. Je n'arrive pas à comprendre s'ils se détestent ou bien s'ils veulent se dire qu'ils s'aiment bien. Leur relation est vraiment bizarre.

          En parlant de bizarreries, je faisais un rêve très étrange... J'étais sur un bateau mais qui n'était pas dans l'eau et j'ordonnais aux personnes de classe des choses pour le faire avancer. Comment dire que c'est ultra compliqué de faire avancer un bateau qui n'est pas dans l'eau... Bref, au pire ce n'est pas très important du moment que je ne fais pas de cauchemar, ça me va.
 
Sakura : On a quoi comme cours maintenant.
Sasuke : Musique.
 
          Mon regard se tourne immédiatement vers lui. Il me fixe également. Un petit sourire prend alors naissance sur ses lèvres. Je ne sais pas ce que ça signifie...   
 
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Bonjour à tous et à toutes ! 
 
J'ai mis plus de temps que prévu pour modifier ce chapitre. Je ne sais pas vraiment pourquoi, peut-être parce qu'il m'inspirait moins. Franchement je n'en sais absolument rien donc excusez-moi de ce retard. 
 
J'espère qu'il vous aura quand même plu. Dites-moi ça en commentaire, je me ferais un plaisir d'y répondre. 
 
Bonne journée ou bonne soirée !